20 mars 2009
Fée et tendres automates
Titre Fée et tendres automates (Jam, Elle, Wolfgang Miyaké)
Auteurs Téhy (scénario, illustration
tome 3) / Béatrice Tillier (illustration tomes 1 et 2, graphisme de la
série) / Frank Leclercq (illustration tome 3)
Genre BD
Publication 1996, 2000, 2003
Pages 48 par tome
Mon évaluation ***
En résumé
Au cœur d'un futur apocalyptique plongé dans la déchéance et les émeutes, dans une mégapole tentaculaire nommée Carlotta, un inventeur un peu fou s'évertue à créer des automates d'elfes, de lutins, de fées, ... Son plus grand désir: réussir à faire revivre l'authentique "œil-fée" et ramener l'enchantement dans le monde.
C'est Jam, un automate dédaigné par le maître pour son absence d'enchantement, qui découvre dans l'atelier la perle rare. Une fée, une vraie, à qui il ne manque qu'une bouche pour être terminée.
Alors que le maître et Jam se préparent à lui donner sa touche finale, les émeutiers s'emparent de la demeure... Jam et la Fée sont séparés. Dans les siècles qui suivent, Jam tentera tout pour retrouver et sauver celle qui porte la dernière trace de l'enchantement du monde.
Mon avis
J'avais découvert le trait de Béatrice Tillier dans
"Le Bois des Vierges" et avais déjà été fascinée par son talent. "Fée
et tendres automates" est tout aussi magnifiquement illustré. Chaque
planche est un ravissement pour les yeux. Le dernier tome, bien
qu'illustré par Téhy et Frank Leclerq, ne dénote pas dans l'ensemble.
Au niveau du scénario, "Fée et Tendres Automates" ravira les amateurs de paysages apocalyptiques et sombres. Véritable conte noir, cette trilogie plonge le lecteur dans une atmosphère certes désespérée mais jamais pesante. Les dialogues poétiques des automates se heurtent aux propos violents et dégradés des hommes, un contraste qui renforce la puissance de l'histoire.
J'ai passé un excellent moment dans le monde de Carlotta! Cependant, il est bon que la série se limite à 3 tomes sans quoi le décor aurait peut-être fini par me lasser.
Merci à Caroline (eh oui encore!) pour le prêt du très joli coffret comprenant la trilogie.
17 septembre 2008
La triste fin du petit Enfant Huître
Titre La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires (The Melancholy Death of Oyster Boy & Other Stories)
Auteur Tim Burton
Genre Poésie
Publication 1997
Pages 123 (poche)
Mon évaluation ***
En résumé
Ce recueil rassemble 23 poèmes et histoires courtes nées de la plume à la fois tendre et cruelle de Tim Burton. Des portraits cyniques et noirs d'enfants-"freaks" composent cette galerie (d)étonnante: L'enfant momie, la fille faite d'ordure, Tête de Melon, J.C. le jeune carbonisé... Sens de l'humour (noir) et second degré indispensables pour la lecture de ce recueil!
Mon avis
Les fans de Tim Burton dévoreront ce recueil comme une friandise. L'expérience laissera les autres au mieux perplexes au pire... choqués. A ne pas mettre entre toutes les mains. "La triste fin du petit Enfant Huître" est un recueil tout à fait politiquement incorrect et cruel: je conseille aux âmes sensibles de s'abstenir.
J'ai lu le recueil dans son édition 10-18. Celle-ci présente l'avantage de réunir les poèmes en 2 langues: la version originale se déploie sur la page de gauche, sa traduction française, à droite. Les textes sont accompagnés de dessins de Mister Burton himself.
La VO est tout à fait indispensable pour apprécier la poésie des textes (rythme, rimes,...). La mise en regard de la VF permet de s'assurer qu'on a bien compris.
Attention, les poèmes ne cherchent pas ici à atteindre un idéal esthétique. L'ambition de Tim Burton est plutôt de confronter le lecteur à des situations pathétiques à un point tel qu'elles font rire (il évoque par exemple l'histoire d'un garçon à qui le Père Noël offre un ours en peluche, ignorant que celui-ci s'est fait attaqué par un grizzli l'été précédent). Les poèmes se résument parfois à une seule ligne.
Personnellement j'ai vraiment adoré ce bouquin et j'en relis des histoires avec plaisir. A recommander à tous les fans de Burton et de l'étrange!