04 octobre 2009
Le jour où la mort nous sépare...
Titre Le jour où la mort nous sépare
Auteurs 19 auteurs américains
sélectionnés par l'association des Mystery Writers of America (liste
complète des titres et auteurs) et présentés par Harlan Coben
Genre Anthologie, nouvelles, thriller, policier
Publication 2007 (version française)
Editeur Albin Michel
Pages 376
Mon évaluation ***
Merci à ma maman pour le prêt de ce livre qui m'a accompagnée à Naples!
En résumé
'Rien n'est plus dangereux que l'amour... sauf la mort.' C'est à partir de cette phrase inquiétante que se déclinent 19 nouvelles plus passionnantes les unes que les autres, présentées par le célèbre écrivain américain Harlan Coben.
Amour perdu, amour destructeur, amour pour sa famille, amour d'un chien pour son maître, ... Le thème est vaste et épouse facilement le genre du crime. 'Jusqu'où iriez-vous pour préserver quelqu'un que vous aimez?' La question avait été posée par Harlan Coben himself lors de la foire du Livre de Bruxelles de cette année. Les auteurs de ce recueil y apportent des réponses possibles pour le plus grand plaisir des lecteurs et posent d'autres questions tout aussi fascinantes à explorer : 'A quel moment l'amour bascule-t-il vers la haine?', 'Jusqu'où peut-on aller pour venger l'être aimé disparu ?', 'Que reste-t-il de nous quand l'Autre part ?'...
Mon avis
Amateurs de thrillers, de romans policiers et de suspense, ce livre est fait pour vous! Il se déguste comme un plateau de tapas aux saveurs variées et surprenantes. Si certaines histoires vous plairont sans doute un peu moins (sur 19 nouvelles, il y en a forcément quelques-unes qui se révèlent un peu plus fades), l'ensemble vous procurera de délicieux moments de détente.
En ce qui me concerne, j'ai été très agréablement surprise par la qualité des nouvelles sélectionnées pour ce recueil. On y découvre de véritables petites perles. Je pense par exemple au 'Front Intérieur' de Charles Ardai qui relate l'infortunée mésaventure d'un homme qui se retrouve lié à une femme dont il a accidentellement tué le fils, à 'La dure, la terrible vérité' où un homme assiste à l'exécution d'un ami, au 'Retour' de Charles Todd une histoire un peu fantastique et très touchante dont je ne dévoilerais pas l'intrigue pour ne pas gâcher votre plaisir ...
La traduction me semble très soignée et le style est en général léger et facile à lire. Un livre qui se dévorer idéalement par petites touches (une histoire chaque soir avant de s'endormir par exemple) afin de permettre au lecteur de s'imprégner de chacune de ces intrigues.
27 août 2009
Innan frosten
Titre Innan frosten ('Avant le gel')
Auteur Henning Mankell
Genre thriller psychologique
Publication 2002
Lu en néerlandais (pour l'exercice)
Editeur De Geus
Pages 505
Mon évaluation ****
Deuxième ouvrage de cet extraordinaire auteur
suédois que je découvre. Il m'aura fallu beaucoup de temps pour arriver au bout (lecture en
néerlandais oblige) mais quel délice! Merci à ma collègue Katia pour ce prêt!
En résumé
Linda Wallander se prépare à suivre les traces de son père en rejoignant les forces de l'ordre. Mais avant de revêtir l'uniforme et de faire ses débuts comme agent de trafic, elle doit patienter quelques semaines au cours desquelles elle est hébergée dans l'appartement de son père. Entre le commissaire et sa fille, les orages sont fréquents. Il faut dire qu'ils sont tous deux dotés d'un caractère bien trempé.
Pour passer le temps, Linda renoue avec des amies perdues de vue dont une certaine Anna. Un jour, cette dernière, bouleversée, annonce à Linda qu'elle a retrouvé son père, disparu alors qu'elle était encore enfant. Quelques jours plus tard, Anna disparaît à son tour, sans nouvelles. Alarmée, Linda confie ses craintes à son père, qui ne prend pas l'affaire au sérieux. Il faut dire qu'il est préoccupé par une série d'incidents mystérieux au cours desquels des animaux sont brûlés vivants...
Face à l'absence d'intérêt de son père, Linda décide de mener sa propre enquête sans se douter des implications de sa démarche.
Mon avis
Comme lors de la lecture de 'Profondeurs', j'ai été bluffée par le talent d'Henning Mankell à littéralement faire entrer le lecteur dans la tête de ses personnages. Plus qu'un thriller, 'Avant le gel' est un véritable roman psychologique qui explore les tréfonds de l'âme humaine et en ramène des trésors inattendus.
Depuis Linda, jeune femme impatiente au passé suicidaire aux extrémistes religieux décris dans cette histoire, en passant par le commissaire Wallander qui fait face au cancer de son meilleur ami, chaque personnage devient sous sa plume un être de chair et de sang avec son histoire, son caractère, ses espoirs. Cette construction élaborée donne une puissance extraordinaire au récit d'Henning Mankell.
Dans ce roman, l'auteur explore plus spécifiquement le thème de l'extrémisme religieux (l'après 11 septembre y étant clairement pour quelque chose). But avoué: démontrer que l'extrémisme peut prendre d'autres formes que celles que l'on imagine (pas d'islamistes dans cette histoire) et que ses adeptes ne sont pas fous, ce qui les rend d'autant plus dangereux. Autres thématiques à l'honneur, l'amitié et les rapports familiaux notamment.
Si vous aimez les romans policiers et les thrillers, il faut lire Henning Mankell! Car au-delà du suspense bien présent et du divertissement offerts par l'auteur, c'est à une véritable réflexion sur l'âme humaine qu'il vous convie et ce, sans jamais être ennuyeux ou moralisateur.
21 juillet 2009
Le Vol des Cigognes
Titre Le vol des cigognes
Auteur Jean-Christophe Grangé
Genre Thriller
Première publication 1994 (édition lue: 2009, Le Livre de Poche)
Editeur Albin Michel
Pages 378 (poche)
Mon évaluation ***
Merci à B.o.b. et au Livre de Poche pour ce moment haletant de lecture!
En résumé
Louis Antioche, un licencié en Histoire au passé trouble, reçoit une étrange mission de la part d'un certain Max Böhm, un ornithologue proche de ses parents adoptifs. Amoureux des cigognes, Max a remarqué qu'un nombre important de volatiles ne sont pas revenus de leur longue migration annuelle vers l'Afrique centrale. Il charge Louis d'enquêter sur cette étrange disparition en lui fournissant tout l'apport financier nécessaire.
Mais à la veille du grand départ de Louis, l'ornithologue est retrouvé mort, victime d'une crise cardiaque dans... un nid de cigognes. Tenté de renoncer de prime abord, Louis se lance tout de même, sous les encouragements d'un flic curieux, dans l'enquête commandée par Max. Il ne se doute pas qu'il plonge dans une histoire qui l'emmènera dans les abîmes de la perversité humaine et au cœur de sa propre histoire.
Mon avis
J'apprécie toujours de lire un bon thriller en été! Ça fait partie des éléments que j'associe au retour des beaux jours: prendre un verre sur une terrasse, savourer des glaces, faire les magasins et... lire un roman à suspense, lunettes de soleil sur le nez et sandales aux pieds!
"Le Vol des Cigognes" est idéal pour ce genre d'occupation, même si les plus sensibles risquent de perdre l'appétit pour glaces et cocktails à la lecture des crimes particulièrement malsains qui sont commis dans ce thriller haletant. Car s'il s'agit du premier Grangé, il n'en contient pas moins certains éléments caractéristiques de la plume de l'auteur: crimes particulièrement abjects décrits dans toute leur horreur, tension extrême, rythme soutenu.
Si l'histoire contient quelques clichés - un mélange de sang, d'argent et de sexe -, un héros peu attachant au passé mystérieux qui se retrouve comme par hasard confronté à une enquête qui touche à sa propre histoire (chose qui se fait sentir dès le début pour tout lecteur un tant soit peu intuitif) - et quelques exagérations dans la violence, "Le Vol des Cigognes" plaira quoi qu'il en soit à tous les amateurs de bon thriller.
22 mai 2009
Millenium, Män som hatar kvinnor
Réalisation Niels Arden Oplev
D'après le roman de Stieg Larsson
Année 2009
Genre thriller
Mon avis *****
Je ne romps pas avec la grande tendance actuelle des blogs! Voici ma critique du film suédois événement.
L'histoire
Mikaël Blomkvist,
rédacteur en chef de la revue d’investigation économique Millénium,
voit sa réputation réduite en cendres suite à une sombre histoire de
diffamation. A sa grande surprise, il est contacté par Henrik Vanger,
ancien chef d’entreprise d’un grand groupe suédois. Celui-ci lui confie
une enquête hors du commun: découvrir ce qu’il est advenu d’Harriet Vanger, sa petite nièce, disparue presque 40 ans plus tôt.
Lisbeth Salander, une jeune femme perturbée aux aptitudes hors du
commun, l'aidera à percer ce mystère à première vue insondable.
Mon avis
Adapter un best-seller se révèle
toujours un exercice périlleux. Il y a les attentes des fans, le mythe
qui s'est rapidement construit autour des personnages, l'idéalisation
de l'oeuvre... Tous ces éléments renforcent le défi que représente déjà
à la base la réalisation d'un film. Niels Arden Oplev et son équipe
l'ont relevé avec brio. 'Millenium' compte certainement parmi les
meilleures adaptations d'oeuvres littéraires sur grand écran que j'ai
vues jusqu'à présent.
L'atmosphère typiquement suédoise, qui m'avait séduite dans le livre,
est bel et bien présente dans le film. Je bénis le fait que ce soit une
équipe de ce pays qui se soit chargée de l'adaptation! Une adaptation
américaine par exemple, aurait sans doute empêché le côté authentique
de se développer pleinement.
Le véritable personnage principal de ce premier opus de la trilogie
n'est clairement par Mikaël Blomkvist mais bien Lisbeth Salander.
Incarnée par Noomi Rapace, la jeune hackeuse au passé torturé crève
littéralement l'écran. Comme dans le livre, elle parvient, dès sa
première apparition, à capter instantanément l'intérêt du spectateur.
Il se dégage de son interprétation une véritable force et un charisme
remarquable. On vit littéralement chacun de ses combats, ses
expériences tragiques et ses vengeances.
On compte très peu de différences entre la version écrite et son
adaptation cinématographique. Quelques passages de l'histoire sont
suggérés sans être explorés. Les aventures amoureuses de Mikaël
Blomkvist, par exemple, sont éludées. L'affaire Wennerström est moins
détaillée que dans le livre.
Un petit détail qui a encore amélioré mon opinion du film: pour une fois, les passages où les personnages utilisent des ordinateurs sont réalistes! On reconnait très bien l'interface Mac OS, la manière d'utiliser Photoshop... Bref, pour une fois les passages informatiques sont crédibles!
En définitive, le réalisateur a réussi à faire vivre l'œuvre sur
écran. Il nous en offre une lecture personnelle qui ravira les fans et
séduira probablement la partie du public qui n'a pas (encore) découvert
l'oeuvre de l'auteur suédois. A voir!
07 avril 2009
Mes prochaines lectures: policiers, thrillers
Je continue mon tour d'horizon (commencé ici et poursuivi là) de mes prochaines lectures... Le roman policier et le thriller sont à l'honneur aujourd'hui, même s'ils n'occupent qu'un tout petit espace de ma bibliothèque (j'en lis volontiers, mais il s'agit plus souvent de prêts que d'achats).
Les auteurs nordiques sont en première ligne: une traduction en néerlandais d'un roman d'Henning Mankell ('Voor de vorst': 'Avant le gel' en version française), les tomes 2 et 3 de Millenium de Stieg Larsson (les plus observateurs remarqueront que ce sont les tomes 1 et 3 qui figurent sur la photo, le tome 2 est en prêt!) et "Le Cercle celtique" de Björn Larsson. Une touche d'ésotérisme avec "L'oracle Della Luna" de Frédéric Lenoir et "Atlantis" de David Gibbins. Des valeurs sûres: Ayerdhal avec 'Transparences' et Stephen King avec 'Marche ou crève' (que j'ai classé dans cette catégorie par défaut). Et enfin, pour l'exercice, 'De Kerk van de dode meisjes' de Stephen Dobyns (un prêt).
De quoi profiter de quelques heures de suspense et de frissons!
11 mars 2009
Vous avez dit "cliché"?
Dans un thriller, il y a toujours un crime.
Dans un
harlequin, il y a toujours une histoire d'amour.
Dans un récit de science-fiction, il y a souvent des vaisseaux spatiaux.
Dans un roman de fantasy, il y a souvent une lutte entre le Bien et le Mal.
Et pourtant! Il se peut qu'on lise un bouquin qui rassemble tous les clichés du genre auquel il appartient et trouver néanmoins qu'il s'agit d'un sacrément bon livre.
Cette question de l'utilisation des clichés a été abordée lors du Café-rencontre auquel j'ai assisté à la Foire du Livre de Bruxelles. L'un des orateurs a exprimé la réflexion très juste que, finalement, en cherchant à éviter les clichés, l'auteur passe parfois à côté de son public. Finalement, l'amateur de thriller, par exemple, aime retrouver au cours de ses lectures une série de repères récurrents au genre: le crime, le suspense, les poursuites, les situations inextricables...
D'après moi, le tout est d'intégrer tous ces clichés et ressorts classiques du genre de manière suffisamment subtile pour qu'ils soient peu ou pas apparents ou alors, de les changer en clins d'oeil. Rien ne m'exaspère plus que de lire un roman de fantasy qui soit explicitement une "resucée" de Tolkien et pourtant, je peux apprécier une série comme Harry Potter qui emploie les clichés fantasy sans modération.
Et vous, quel est votre avis sur la question?
Merci à Karl pour ce magnifique montage!
16 février 2009
Until it's over
Titre Until it's over (Tot het voorbij is)
Auteur Nicci French
Genre Thriller
Publication 2007
Pages 366
Lu en en néerlandais (pour l'exercice)
Mon évaluation ***
En résumé
Jeune et athlétique coursière londonienne, Astrid Bell semble soudain attirer sur elle toute la malchance du monde. Victime d'un accident de vélo, elle se révèle également quelques jours plus tard être une des dernières personnes à avoir aperçu Margaret Farrell vivante. Cette dernière, qui était responsable de l'accident de vélo, a en effet été sauvagement assassinée quelques instants après l'incident. Comme si cela ne suffisait pas, Astrid apprend soudainement qu'elle doit quitter la maison communautaire où elle vit en compagnie de 6 colocataires et se mettre à la recherche d'un nouveau logement.
Elle ne se doute pas que son petit monde n'a pas finit d'être chamboulé et ses repères de sombrer dans le chaos le plus total...
Mon avis
C'est la première fois que je me plonge dans l'un des romans rédigés par le célèbre couple d'écrivains "Nicci French" (Nicci Gerrard et Sean French) et ce, sur les conseils de mes collègues néerlandophones. Je ne regrette pas d'y avoir consacré du temps (eh oui, la lecture en néerlandais, c'est encore difficile pour moi!). Suspense, tension, personnalités fascinantes, rebondissements inattendus: les ingrédients d'un bon thriller sont tous réunis!
"Until it's over" se compose de deux parties: l'histoire racontée par Astrid suivie de la version de l'assassin. J'ai particulièrement aimé cette seconde partie dans laquelle toute l'intrigue est revisitée d'un autre point de vue. J'ai vraiment été fascinée par le fait que les moindres détails, les moindres dialogues des 200 premières pages prennent soudain un sens nouveau.
L'ensemble est d'une cohérence sans faille. Un excellent moment de frissons et de divertissement à recommander à tous les amateurs de thriller (malheureusement, pour ceux qui lisent en français, je crois qu'il faudra encore un peu attendre... Je ne trouve pas trace de la VF sur le net...).
Plus
Coup de coeur pour les couvertures de la collection néerlandophone des livres du couple. Une série de statues d'anges (de cimetière, je suppose). Je trouve ça personnellement très esthétique! A voir ici: http://www.niccifrench.nl/boeken.asp
04 septembre 2008
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Titre Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Millénium t.1)
Auteur Stieg Larsson
Genre Thriller
Publication 2005
Pages 574
Mon évaluation *****
En résumé
Mikaël Blomkvist, rédacteur en chef de la revue d’investigation économique Millénium, voit sa réputation réduite en cendres suite à une sombre histoire de diffamation. A sa grande surprise, il est contacté par Henrik Vanger, ancien chef d’entreprise d’un grand groupe suédois. Celui-ci lui confie une enquête pas comme les autres: découvrir ce qu’il est advenu d’Harriet Vanger, sa petite nièce, disparue… 36 ans plus tôt.
Je n'en dit pas plus pour ne rien révéler de l'intrigue!
Mon avis
Ouvrir les premières pages de Millénium, c’est plonger sans crier gare dans un style et une ambiance résolument nordique. Comme l’indique son nom, l’auteur, Stieg Larsson, était suédois (“était” car il est malheureusement décédé d’une crise cardiaque après avoir remis le 3ème tome de Millénium à son éditeur. Un fait qui a, d’une certaine façon, grandement contribuer à la fascination qu’exerce son œuvre).
C’est quoi une ambiance nordique? J’ai du mal à en donner une définition et pourtant, c’est une impression qui ne m’a pas quittée durant toute la lecture de ce premier tome. Un certain détachement, des dialogues brefs et efficaces, une certaine “pureté” où chaque élément prend méticuleusement place… et la référence aux meubles Ikéa bien sûr!
Outre l'ambiance, j'ai adoré les personnages que j'ai trouvé crédibles et attachants. Leurs manies, leurs défauts, leurs faiblesses sont méticuleusement décortiqués par l'auteur.
L'intrigue est quant à elle particulièrement bien ficelée: je n'ai rien deviné de la chute avant les dernières pages...
Un point faible: la traduction parfois un peu étrange de certaines expressions, quelques fautes de grammaire,... Ca ne m'a pas particulièrement gênée à la lecture mais certains pourraient trouver cela irritant.
Millénium est une série en 3 tomes aux titres plus déconcertants (dans un bon sens) les uns que les autres: “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes”, “La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette” et “La reine dans le palais des courants d’air”. Je n'ai pour l'instant lu que le premier, j'ai un peu de mal à me décider à lire les deux autres sachant qu'il n'y en aura plus après...
Attention, si vous ouvrez le premier tome, vous risquez fort de ne plus pouvoir le lâcher avant la dernière page!
En savoir plus...
Le site officiel sur l'auteur, sa vie, son oeuvre et le film Millénium
Tout sur la Milléniumania sur le site littéraire du Nouvel Obs (on y retrouve aussi ce qu'ils appellent "la polémique sur la traduction de la trilogie")
Le phénomène Stieg Larsson vu par Le Soir il y a un an (mais toujours aussi pertinent). On y évoque notamment l'aspect lutte contre l'extrême droite défendue par l'auteur et bien présente dans Millénium.
19 août 2008
The List
Titre The List
Auteur Steve Martini
Genre Thriller juridique
Année d'édition 1997
Langue Anglais
Pages 451
Mon évaluation ***
En quelques mots
Au premier coup d'oeil, Abby Chandlis est une femme sans grand relief: la quarantaine, avocate de niveau respectable, divorcée, au physique agréable sans être une gravure de mode. Elle cache pourtant, sous ses airs communs, un talent extraordinaire... qui se compte en millions de dollars! Après le boulot, Abby écrit. Elle a un don: celui de trouver les mots justes, le bon rythme. Sa vie prend un tournant décisif lorsqu'elle parvient à rédiger un véritable best-seller que les majors de l'édition et de la production cinématographique ont tôt fait de repérer.
Persuadée que son âge, son physique et son sexe ne rencontrent pas les exigences du "marché" et lui interdiront d'atteindre les sommets de la célébrité, Abby met au point une stratégie. Signant son roman d'un pseudonyme masculin, Gable Cooper, elle se met à la recherche d'un homme capable de jouer pour elle les hommes de paille. Sa mission: passer aux yeux des médias et du monde pour l'auteur du bestseller, le temps que le livre se fasse une place dans "la liste", le top des ventes aux USA.
Malgré son plan ingénieux, Abby va progressivement se rendre compte qu'elle affronte des forces et des enjeux qui la dépassent et qui menacent l'ensemble de son univers...
Mon avis
Je me suis plongée dans "The List" sur les recommandations de mon copain et de ma chef, qui m'a gentiment prêté le livre, en format poche. Quelques pages ont suffi à me convaincre que leurs commentaires élogieux étaient fondés et je suis très vite "rentrée" dans l'histoire.
L'intrigue est très bien ficelée, les personnages crédibles et attachants. J'ai particulièrement apprécié les passages décrivant le processus de rédaction d'une oeuvre littéraire, la méthode de travail de l'auteur fictive Abby Chandlis. L'idée que, le secret d'un bon écrivain, c'est d'avoir une "bonne oreille", comme pour la musique, la capacité de percevoir le rythme des mots et des phrases et d'agencer le tout pour que ça "sonne bien". Si on n'a pas la bonne oreille, c'est comme quand on chante faux, il est extrêmement difficile de parvenir à écrire.
Enfin, la mise en abîme que représente ce livre m'a fascinée: il s'agit d'un best-seller qui dénonce la jungle qu'est devenue le monde de l'édition aux USA au travers de l'histoire d'un best-seller. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger: est-ce que cette image correspond à la réalité? Si oui, quel "culot" de la part des éditeurs de lui faire une place sur les rayonnages! Est-ce que les chances d'un roman à figurer dans cette fameuse liste pèsent plus lourd que l'image que les majors renvoient au monde extérieur? Ou est-ce qu'on ne présume pas que le lecteur puisse sortir du livre et entamer ce genre de réflexion?
Bref, un roman idéal pour tout passionné de lecture, de livres et de suspense.
En savoir plus
Le site de l'auteur (in english of course)


