29 juin 2009
Qui aime bien, châtie bien...
Cet adage se vérifie à chaque fois que j'entame la lecture d'un livre qui me plait vraiment. Pages pliées, couverture abîmée, taches de café ou autre. Eh oui, je l'avoue, je ne traite pas mes livres préférés comme il se doit.
Je vous rassure, ce comportement honteux n'est pas volontaire. Loin s'en faut! Lorsque je sens que l'intrigue m'emporte, je prends toujours un tas de bonnes résolutions: cette fois, je ferai attention! Je prendrai soin de ce livre, comme il le mérite!
Rien n'y fait... Lorsque j'aime un livre, j'ai envie de l'emmener partout avec moi. Je le fourre dans mon sac à la moindre sortie, je le sors au petit déjeuner, lorsque je suis seule à table, je le lis dans mon bain ou à l'arrêt de bus... Les chances que l'ouvrage chéri ressorte intact d'un tel traitement sont évidemment infimes. D'autant plus si il s'agit d'un format de poche! Et si on tient compte du fait que je relis très souvent les livres qui me plaisent...
Si vous jetez un oeil à ma bibliothèque, vous saurez donc très vite quelles oeuvres ont mes faveurs. Suis-je seule à présenter cette étrange pathologie? Dites-moi que non!
09 juin 2009
Place aux livres
A Liège, on aime les livres! La preuve? Cet étonnant module qui a pris possession de la place St-Étienne. C'est une ASBL (association sans but lucratif), baptisée "Les Cultivores", qui est à l'origine de cet espace de jeux pas comme les autres.
Chaque lettre du mot 'livre' est une invitation à l'imagination et la créativité pour les enfants. Outre des toboggans, un mur d'escalade et d'autres éléments ludiques, on y retrouve des fiches que l'on peut associer de diverses manières et qui permettent de composer des poèmes, des images qui cachent des livres à découvrir...
C'est avec ce module en toile de fond que se déroule l'événement "Place aux livres" tous les 1er et 3ème samedi du mois, jusqu'au 19 septembre. Des bouquinistes investissent la place de 10 à 18h00 et vendent livres et BD d'occasion. De quoi bien garnir sa bibliothèque et alimenter sa "pile à lire".
L'ASBL "Les Cultivores", citée plus haut, propose quant à elle des animations gratuites pour les enfants.
Prochains rendez-vous: les samedis 20 juin, 4 et 18 juillet, 1er et 15 août, 5 et 19 septembre.
30 mars 2009
Au commencement...
Tourner la première page d'un livre, c'est un peu comme partir vers une destination inconnue. Un regard sur la couverture, une caresse de la paume de la main pour saisir la texture. Pour certains, un coup d'oeil rapide à la quatrième de couverture, en guise d'avant-goût...
Et puis, très vite, le pouce et l'index de la main gauche saisissent la couverture et mettent l'ouvrage à nu. Un flot d'odeurs viennent à la rencontre des narines du futur lecteur. Papier neuf, poussière accumulée sur des pages jaunies, odeur indéfinissable des ouvrages empruntés à la bibliothèque, parfum d'une amie qui vous a prêté son roman favori...
Quelques pages blanches, ou presque, pour habituer le regard à ce nouvel univers de papier. Déjà, la texture des pages devient familière à la pulpe des doigts: lisse, douce ou légèrement incommodante. Une citation, une dédicace de l'auteur vous souhaitent bon voyage. Chut! L'histoire commence!
04 février 2009
Les 'tue-la-lecture'
Vous connaissez les "tue-l'-amour"? Ces petits détails à première vue insignifiants qui se révèlent en mesure de briser complètement le charme de l'être sur lequel vous avez jeté votre dévolu? Chaque personne a ses propres "tue-l'-amour": pour l'un, ce sera le fait que l'être aimé garde ses chaussettes au lit. Pour l'autre, qu'il laisse des cheveux sur le bord de la baignoire etc..
Eh bien, moi, je remarque que j'ai également mes "tue-la-lecture", ces détails sur lesquels je ne peux fermer les yeux et qui gâchent inexorablement l'opinion que je me fais d'un livre même si les autres pages m'ont séduites.
Par exemple, lorsque je lis un roman traduit, une mauvaise traduction peut détruire complètement mon plaisir de lecture. Vous allez me dire qu'à moins de comparer en permanence un exemplaire en langue originale avec un exemplaire traduit, il est difficile de détecter ce genre de faiblesse. Certes, mais quand on tombe sur une phrase dont la construction est trop alambiquée pour être naturelle ou lorsqu'on rencontre un mot qui dénote vraiment trop dans l'ambiance générale, on peut soupçonner que c'est le cas. Je garde un traumatisme ineffaçable d'une phrase citée en pleine scène d'amour dans un roman fantasy: "elle lui toucha les roupettes". Avouez que ça gâche un peu l'ambiance, non?
Autre "tue-la-lecture": l'auteur maintient une tension infernale pendant tout son roman qui annonce une fin renversante, une véritable révélation. Vous arrivez aux dernières pages du roman et là, vous êtes effectivement renversé... de consternation. L'auteur file à l'anglaise et vous laisse seul avec la seule conclusion qu'il est parvenu à pondre... et qui n'en est pas une finalement! ("Ah ben oui, en fait, tout ce qui s'est passé dans les 200 premières pages que tu as lu, c'était juste une hallucination du personnage principal. Tout s'explique!")
J'ai des tas d'autres exemples (surabondance de détails inutiles, scénario inexistant, incohérences, ...) mais, heureusement, on ne les rencontre pas à tous les coins de page. Est-ce parce que je suis bien conseillée ou parce que mon instinct me trompe rarement quand je pense qu'un livre va me plaire? Est-ce parce que je ne suis pas si difficile que ça? Quoi qu'il en soit, je suis relativement épargnée par ce genre de mésaventures.
Et vous, quels sont vos "tue-la-lecture"?
30 décembre 2008
Plaisir des uns, corvée des autres
C'est une réalité même si, pour moi, cela frôle l'inconcevable: pour certains, lire s'apparente à une... corvée. Pas plus tard qu'hier, embourbée dans une véritable marée humaine à la caisse d'un grand magasin (vive les fêtes!), je suivais d'une oreille distraite la conversation d'un groupe de jeunes (qui avaient sans doute à peine 4 ou 5 ans de moins que moi).
- Où il est Simon (nom d'emprunt)?
- Il arrive, il avait oublié de prendre un livre.
- *exclamations de stupeurs* Un livre??????
- *rire* Pas pour lui évidemment, pour sa copine!
Revient le Simon en question avec un livre d'environ 300 pages.
- Waa ça existe des livres si gros? Je pourrais jamais lire ça de ma vie, même si on me payait! Comment elle fait ta copine?
Cet échange surpris au passage, alors que j'attendais mon tour à la caisse avec une brique de 700 pages à la main, m'a brusquement ramenée à la réalité. Eh oui, pour certains, lire reste une corvée, un travail d'école. Loin de les blâmer, j'éprouve une sorte de déception pour ces gens qui ne connaîtront peut-être jamais le plaisir de découvrir un livre inoubliable, une histoire qui permet de s'évader du quotidien. Je trouve ça dommage et même triste que le livre garde, aux yeux de certains, l'image d'un instrument de travail.
En tout cas, moi, je ne pourrais jamais cesser de lire, même si on me payait!
15 décembre 2008
Le livre idéal...
Dans le questionnaire "Autoportrait d'une lectrice", que j'ai rempli il y a quelques jours, il y avait cette question: "Quel serait pour vous le livre idéal?"
En réfléchissant un peu à la question, je me suis rendue compte que mon livre idéal, c'était "L'histoire sans fin"; pas le roman de Michaël Ende mais le livre merveilleux dont il est question dans cette histoire.
Imaginez un roman dont vous puissiez influencer le cours, des personnages avec lesquels vous puissiez interagir, une aventure à laquelle vous participeriez! Pour moi, ce serait le rêve absolu!
J'irais même plus loin... Je crois que le film tiré de "L'histoire sans fin" a joué un rôle dans le développement de ma passion pour la lecture. Il a créé en moi une image idéale de la lecture... Quelque part, j'ai toujours voulu croire qu'un tel livre m'attendait quelque part. Lorsque je me plonge dans une histoire qui me passionne, je me surprends à reproduire les gestes de Bastien: alors que les personnages mangent, j'aime manger également. Quand ils ont faim, j'ai faim aussi...
Et dire que je n'ai jamais lu "L'histoire sans fin"; j'ai seulement vu le film (qui a mal vieilli soit dit en passant!)! Un comble! Je m'occuperai de le résoudre au plus vite!
Et vous, avez-vous été marqué par un livre ou une histoire qui a conditionné tout votre rapport aux livres?
Raaah Falcor! J'ai toujours rêvé d'avoir un dragon porte-bonheur!





