26 octobre 2009
Merlin
Titre Merlin
Textes Jean-Luc Istin
Illustrations et design graphique Aleksi Briclot, Jean-Sébastien Rossbach
Genre Beau livre, légende, mythologie
Publication 2009
Editeur Soleil Celtic
Pages 99 + annexes
Mon évaluation *****
Un magnifique ouvrage que j'ai voulu m'offrir
après avoir lu le billet de La Liseuse à
son sujet...
En résumé
Alors que persiste dans nos esprits l'image, imposée par Disney, d'un Merlin à la longue barbe blanche et au caractère de vieillard excentrique, trois artistes allient leur talent pour donner à ce personnage mythique une nouvelle jeunesse.
Merlin le Guerrier, Merlin le Sage, Merlin le Devin, Merlin le Passionné soumis à des amours incestueuses, ... Toutes ces facettes du maître des métamorphoses sont mises en images dans une fresque qui entraîne le lecteur dans une histoire fantastique. On découvre d'abord la conception et l'enfance de l'Enchanteur sur l'île d'Avalon, on poursuit en suivant sa mission auprès des rois de Bretagne, l'éducation du roi Arthur et on termine sur son exil du monde humain... et la promesse de son retour.
Mon avis
'Merlin' est un véritable plaisir pour les yeux qui ravira les amateurs de contes et légendes celtiques. Les textes, qui se résument à quelques lignes par page, quelques phrases éparpillées ça et là, alimentent l'imagination du lecteur sans pour autant lui donner tous les éléments du mythe. A chacun de se laisser emporter par les textes et images et de composer sa propre vision de l'histoire de Merlin.
Les illustrations sont d'une beauté et d'une qualité à couper le souffle. Les pages se savourent lentement, l'œil se délecte des moindres détails. Les jeux raffinés d'ombres et de lumières tissent efficacement une ambiance mystérieuse et magique.
L'ouvrage est préfacé par Claudine Glot, une spécialiste des mythologies celtiques et arthuriennes dont je vous avais parlé ici.
On en revient comme d'un voyage que l'on sait qu'on entreprendra de nouveau un jour et on se prend à espérer le retour promis de l'Enchanteur...
07 septembre 2009
The Tales of Beedle the Bard
Titre The Tales of Beedle the Bard
Auteur J.K. Rowling
Genre Fantasy, contes
Publication 2008
Editeur Children's High Level Group
Edition lue édition collector Amazon
Pages 175
Lu en anglais
Mon évaluation ****
Et dire que je n'avais toujours pas ouvert le joli
coffret que je me suis offert il y a quelques mois...
En résumé
Au XVième siècle, un magicien nommé 'Beedle le Barde' rédige des contes qui deviendront de véritables classiques pour des générations de sorciers.
Cinq de ses contes forment ce recueil (l'histoire ne dit pas s'il en a écrit davantage ou alors j'ai manqué ce passage): Le Sorcier et la Marmite sauteuse, la Fontaine de la Bonne Fortune, le Sorcier au cœur velu, Babbitty Lapina et la souche qui gloussait et le conte des Trois Frères. Dans un style très simple, ils enseignent aux jeunes sorciers les valeurs de la générosité, du partage, de l'entraide et les mettent en garde contre les dangers de la magie noire, de l'égoïsme et de l'ambition.
Un commentaire du professeur Dumbledore himself suit chaque conte et éclaire le lecteur sur ses significations cachées ou ses interprétations.
Mon avis
Voici un recueil qui plaira sans doute aux amateurs du plus célèbre sorcier de notre temps et les réconfortera de la fin de la série à succès de J.K. Rowling!
Les 'contes de Beedle le Barde' sont écrits dans un style clair aux accents anciens qui ressemble beaucoup à celui des contes des frères Grimm. Comme dans les contes que nous connaissons, les histoires racontées contiennent toujours une morale ou une mise en garde. S'ils sont écrits dans un style destiné avant tout aux jeunes lecteurs, les contes de 'Beedle le Barde' ne se privent cependant pas de scènes sanglantes comme il en existe dans tous les contes 'traditionnels'. J'ai particulièrement apprécié dans ce style 'Le Sorcier au cœur velu', une fable colorée sur les sentiments refoulés et les pulsions primaires.
Les commentaires de Dumbledore apportent une touche de fraicheur et d'humour à l'ensemble mais également des éclaircissements qui apportent un éclairage supplémentaire sur la conclusion des aventures d'Harry Potter. Si vous êtes fan, ne vous attendez cependant pas à la même exaltation qu'à la lecture de la série. Il faut le lire comme un 'bonus' et un document supplémentaire sur le monde créé par J.K. Rowling, non comme une nouvelle oeuvre à part entière.
Les non-initiés pourront également prendre plaisir à cette plongée colorée et pleine d'humour dans le monde des sorciers. Il s'agit même d'une excellente introduction avant de se lancer dans la lecture des 7 tomes de la série (que je recommande évidemment trèèès fortement à tout amateur de fantasy même s'il/elle n'a pas été convaincu(e) par les adaptations cinématographiques!).
24 août 2009
Etes-vous mordu(e)?
J'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique consacrée aux différents genres et sous-genres littéraires avec un genre qui fait fureur en ce moment. Si je vous dis 'pleine lune', 'crocs', 'magie', 'jeunes femmes/hommes extraordinaires', 'amour', 'paranormal', 'immortalité', vous me répondez? Bit-lit bien sûr!
Le décor
L'histoire se déroule généralement dans une ville ou un lycée. En tout cas dans un décor qui nous est, nous Occidentaux du XXIème siècle, plutôt familier. En règle générale, l'intrigue a lieu à notre époque ou dans un futur proche. Il est cependant souvent question d'événements remontant à plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires.
Les personnages
Souvent jeunes, en tout cas en apparence, ils se révèlent vite posséder des talents extraordinaires ou des pouvoirs magiques, être affublés d'une malédiction, chargés d'une mission ou être proches d'individus hors du commun. Chasseurs de vampires ou vampires eux-même, exorcistes, loups-garou, métamorphes, sorcières, fées, anges, ... : la galerie des personnages que l'on peut y rencontrer est longue. Dans la 'bit-lit', rien n'est impossible!
Les thèmes
Tout l'art de l'auteur de 'bit-lit' est, selon moi, de parvenir à traiter les grandes questions existentielles de l'être humain, ses interrogations et ses faiblesses au travers d'une aventure où l'ordinaire côtoie l'extraordinaire. L'immortalité, et par conséquent la mortalité, sont très souvent au cœur de l'histoire (vaut-il mieux être vampire et immortel ou rester humain et éphémère?), de même que les notions de bien et de mal et d'éthique.
Autour de ces thèmes récurrents gravitent des questions typiques à l'adolescence comme la confiance en soi, l'apprentissage de la métamorphose et du changement, l'amour, le rapport à l'autre, ...
Le tout souvent servi par un ton léger (à la 'Buffy contre les Vampires') et beaucoup d'humour.
Pour qui ?
La bit-lit s'adresse en général aux lectrices adolescentes mais fait également des adeptes parmi les plus de 20 ans. Elle est généralement lue par les femmes (le 'lit' de 'bit-lit' ferait référence à 'chick-lit', la littérature pour les filles) mais peut aussi être appréciée par les hommes.
Pourquoi on l'aime ?
Genre d'évasion par excellence, la 'bit-lit' permet non seulement de se défouler au travers des aventures extraordinaires des personnages mais aussi de rêver pour quelques heures d'un monde où rien n'est impossible.
Que lire ?
Les aventures de Mercy Thompson (Patricia Briggs), jeune garagiste sexy... et métamorphe.
Les aventures d'Anita Blake (Laurell K. Hamilton), la tueuse de vampires...
La saga Twilight de Stephenie Meyer ou 'comment ça peut être compliqué d'être amoureuse d'un vampire'.
La série 'La Communauté du Sud' de Charlaine Harris qui a inspiré la série télévisée 'True Blood'.
Les éditions Milady proposent toute une collection de livres de ce style.
Le mot de la fin
'Bit-lit' est une contraction du verbe anglais 'To bite' (mordre) et de 'Chick-lit'. Il s'agit donc d'histoire de 'choses qui mordent' destinées à un public féminin.
On considère souvent la bit-lit comme un sous-genre de l'urban fantasy.
Alors, êtes-vous mordu(e)? Des recommandations dans ce genre littéraire?
17 juillet 2009
Harry Potter and the Half-Blood prince
Réalisation David Yates
D'après le roman de J.K. Rowling
Année 2009
Genre fantasy
Mon avis *****
Après deux ans d'attentes, l'apprenti sorcier le plus célèbre
de notre temps est de retour dans les salles obscures pour de nouvelles
aventures plus sombres que jamais.
L'histoire
Harry Potter entame sa sixième année à Hogwarts (je préfère le nom en anglais!),
l'école des sorciers. Une rentrée bien inquiétante puisque l'ensemble
du domaine est étroitement surveillé. En effet, l'ennemi se manifeste
chaque jour davantage au travers d'attentats spectaculaires qui visent
autant magiciens que commun des mortels.
Dans ces temps menaçants, Dumbledore implique
de plus en plus Harry dans sa lutte contre Voldemort. D'autre part, le
jeune sorcier découvre un mystérieux livre de potions ayant appartenu
à un certain "Prince de Sang-Mêlé" qui contient une série de sorts et
d'indications inédites.
Néanmoins, même dans ce climat
tourmenté, l'adolescence des jeunes sorciers suit son cours avec son
lot de chagrins d'amour et de moments de franche rigolade.
Mon avis
Aaaaah
les films d'Harry Potter! Leur sortie est devenue un rendez-vous
incontournable à mes yeux. Soyons franche, probablement aucun des films
ne me transportera comme les livres n'ont fait. Aucune adaptation ne
pourra sans doute transmettre la même profondeur, les mêmes émotions.
Et il est impossible de montrer en 2h30 toutes les scènes importantes
d'un bouquin de plus de 700 pages.
Alors, je me suis fait une raison : lorsque je vais voir ces films, je
n'attends qu'un moment de divertissement, une plongée dans l'univers
d'Harry Potter tel qu'il est vu et imaginé par un certain réalisateur,
la mise en images d'une histoire qui m'a plu. Et, du coup, je suis
rarement déçue.
'Harry Potter and the half-blood Prince' est à mes yeux une des
meilleures adaptations de la série (j'avais beaucoup aimé 'Harry Potter
and the Prisoner of Azkaban', également). D'abord, les jeunes acteurs
ont mûri et énormément gagné en qualité de jeu, en prestance et en charisme ce
qui donne déjà beaucoup plus de crédibilité au film et permet d'entrer
plus facilement dans l'histoire.
Ensuite, David Yates a réussi la prouesse de combiner avec équilibre
l'atmosphère sombre et inquiétante de l'histoire (les passages de
l'enfance de Voldemort font réellement frissonner) avec des passages
plus légers sur les amourettes des différents personnages (lors
desquels on ne peut pas s'empêcher de se rappeler des souvenirs
personnels de cette chèèère époque!). Il n'a pas fait l'erreur de
chercher à adapter chaque scène décrite dans le livre, ce qui aurait
accéléré l'enchaînement des séquences au point de ne rendre le film compréhensible
que pour les initiés. Si on peut regretter le manque de développement de
certains aspects de l'histoire (le personnage de Fenrir Greyback, qui
m'avait vraiment effrayée dans les livres, est à peine esquissé), on ne
peut qu'apprécier le rythme fluide des images.
Enfin, les effets spéciaux sont très convaincants (les attaques des Mangemorts sont vraiment impressionnantes) et la musique (par Nicholas Hooper cette fois) est plutôt chouette.
Vous l'aurez compris, j'ai bien apprécié ce moment de cinéma! Je
recommande chaudement à tous les fans d'Harry Potter d'aller découvrir
ce nouvel opus (en VO, bien entendu ;-) ).
Une photo de Luna car, décidément, j'adore ce personnage et l'actrice l'incarne à merveille!
21 juin 2009
Ashrel
Titre Ashrel, T1: Dragon
Auteur Valp
Genre BD
Publication 2009
Pages 48
Éditeur Delcourt
Mon évaluation ****
En résumé
Tout commence par une rencontre inattendue entre Pahn, un jeune palefrenier fuyant le palais royal d'Orwany, et Ashrel, un jeune garçon étrange aux pouvoirs effrayants, poursuivi par des villageois en furie. Les deux fuyards décident de faire route ensemble et de se réfugier chez l'oncle d'Ashrel. Celui-ci leur propose de les accompagner au village d'Acromby où ils pourront certainement trouver du travail et démarrer une nouvelle vie. Mais, une fois là-bas, tout ne se passe pas exactement comme prévu...
Mon avis
C'est la jolie couverture de cet album qui a
directement attiré mon regard et m'a donné l'envie de découvrir cette
histoire. L'expression du personnage, perché sur sa croix, m'a beaucoup amusée. Il faut préciser également je résiste difficilement au mot "dragon",
il s'agit sans doute de la créature fantastique que je préfère!
Je
n'ai pas été déçue de cet achat impulsif : j'ai vraiment apprécié le
dessin stylé de Valp, ses paysages remplis de spirales, ainsi que les
très belles couleurs qui ornent les planches (on sent bien la touche féminine qui imprègne l'oeuvre). L'ambiance qui se dégage
de ce début d'histoire, qui ne fait finalement pratiquement que mettre le décor en
place, est pleine de mystère et d'aventure. Les personnages sont très
attachants et ont tous un style et un caractère bien à eux (j'ai beaucoup aimé leurs
vêtements, coiffures, ...).
La trame de l'histoire commence à peine à se dévoiler dans ce premier tome (comme je l'ai dit plus haut, c'est davantage une mise en place) mais on a déjà envie de connaître la suite.
Si vous aimez les ambiances fantastiques et fantasy, je ne peux que vous conseiller de faire comme moi et de découvrir cette histoire! De mon côté, j'attends impatiemment la suite...
Plus
Valp a un blog (et sur canalblog en plus!)
Le making-of d'Ashrel, sur le site des éditions Delcourt (on peut même découvrir les 20 premières planches!)
21 décembre 2008
The Soldier Son
Titre The Soldier Son trilogy (Shaman's crossing, Forest Mage, Renegade's Magic)
Auteur Robin Hobb
Genre Fantasy (je dirais même à la limite du steam punk)
Publication 2005, 2006, 2007
Pages 640 + 400 + 768
Lu en anglais
Mon évaluation *****
En résumé
Les noms de certains personnages
varient entre la version traduite et la version originale. J'utilise
ici les noms de la version originale.
Le royaume de Gernia
est gouverné par un roi aux rêves expansionnistes. Après avoir conquis
les territoires des tribus Kidona et bridé leur magie, après avoir
perdu la guerre contre la civilisation établie à l'ouest de leur
territoire, les Gernians se tournent vers l'Est avec l'espoir d'étendre
leur route jusqu'à la mer, s'ouvrant ainsi au commerce avec les peuples
éloignés. C'est sans compter sur l'existence du peuple des "Specks" et
l'emplacement de leur forêt sacrée sur le tracé de la route. Vient le
face à face entre deux cultures entre lesquelles n'existe aucun terrain
de compréhension...
Nevare Burvelle, en tant que second fils
d'une famille de noble, est destiné à servir son royaume comme soldat
de la cavalerie. Avant de l'envoyer à l'Académie militaire, son père
lui concocte une expérience inédite, destinée à forger
son
caractère. En le plaçant sous la tutelle d'un vieil ennemi Kidona, il
espère donner la touche finale à l'éducation guerrière de son fils.
Mais lors de cette expérience, Nevare va, de manière inattendue, être
confronté à la magie du peuple Speck et modifier à jamais le cours de
son destin.
Mon avis
Vous
le savez peut-être, Robin Hobb compte parmi mes auteurs préférés entre
tous. Je vais même jusqu'à la considérer comme la meilleure auteur
fantasy de notre époque (rien que ça!). La trilogie du "Soldier Son" ne
m'a pas déçue.
Bon, je vous avoue qu'à la lecture du premier tome, j'étais plutôt perplexe. L'histoire met, comme souvent, un temps quasi infini à se mettre en place. Comme toujours, Robin Hobb se plaît à nous livrer les moindres détails de l'éducation de son personnage et de son ressenti. Mais une fois que le scénario est sur les rails, il devient impossible de lâcher le livre!
Le point fort de Robin Hobb, c'est de parvenir à développer des mondes et des cultures de manière tellement réaliste qu'on finit par croire à leur existence. Pas de gentils ni de méchants dans ses romans: tout est dans la nuance. Le peuple Gernian, qui détruit la forêt sacrée des Specks, est-il coupable de son aveuglement? Les Specks sont-ils réellement les victimes alors que, par le passé, ce sont eux qui ont soumis d'autres peuples et détruit d'autres cultures?
En suivant le déroulement de cet affrontement entre deux peuples, on ne peut éviter de faire le rapprochement avec la conquête de l'Amérique du Nord et le choc culturel entre natifs et colons. Même si "Soldier Son" n'est pas à proprement parler une métaphore de l'histoire des USA, on imagine bien certaines scènes se dérouler dans un paysage un peu "western" mêlé de magie.
Sur presque 2000 pages, Robin Hobb a évidemment l'occasion de brasser toute une série de thématiques parallèlement à celle du "choc des cultures": la préservation de la nature joue un rôle essentiel dans la trilogie (un détail de l'édition originale que j'ai apprécié: les livres sont imprimés sur du papier issu de forêts gérées de façon durable) mais aussi le culte des ancêtre, la mort, la religion, l'amitié, l'honneur, l'autorité, le sens de la famille et du devoir, la tolérance, le fait d'être capable d'accepter tous les aspects de sa propre personnalité, ... Des thèmes classiques qu'elle parvient à exploiter d'une manière tout à fait originale.
Une série à découvrir de toute urgence! Les amateurs des séries de l'"Assassin Royal" et des "Aventuriers de la Mer" seront sans doute un peu surpris par ce nouvel univers mais il vaut vraiment la peine d'être découvert. A mon sens, c'est la série la plus aboutie de Robin Hobb jusqu'à présent.
En français
Pour ceux qui
voudraient la découvrir en français, la série est paraîtra en 6 tomes (ben
oui, c'est bien plus rentable commercialement):
- La déchirure
- Le cavalier rêveur
- Le fils rejeté
- La magie de la peur
- Le choix du soldat
- ... (à paraître)
30 septembre 2008
Enchantements


Titre Enchantements
Auteur Orson Scott Card
Genre Fantastique / Fantasy
Publication 1999
Pages 578
Mon évaluation ****
En résumé
Au fin fond d'une forêt ukrainienne, un enfant découvre par
hasard un autel sur lequel une magnifique femme est endormie, protégée
par une présence inquiétante. A l'aube de sa vie d'adulte, il revient
sur les lieux qui le hantent depuis...
Résumé très bref mais ne gâchons pas les surprises que réserve Orson Scott Card!
Mon avis
Je n'ai pas de lecture récente à vous proposer aujourd'hui (ça va venir...). Je vous propose donc de découvrir ce sympathique roman, qui m'a beaucoup plu lorsque je l'ai lu. Je l'avais commenté sur mon ancien blog. Voici ce que j'avais écrit alors...
"Ca devait faire
des siècles que ça ne m'était plus arrivé: j'ai été scotchée de la première à la dernière ligne… Ensorcelée
devrais-je plutôt dire car il s'agit bien d'un livre magique, à
plusieurs titres.
Tout
d'abord, il s'agit d'un conte de fées. Attention: pas n'importe quel
conte de fées, un conte de fées à la fois moderne et ancien. Je
m'explique: le héros de l'histoire, Ivan, Vanya ou encore Itzak (eh oui
il a 3 noms, ceux qui s'intéressent un peu aux contes de fées
connaissent l'importance de ne pas révéler son vrai nom à n'importe
qui!), bien ancré dans la vie moderne, se retrouve subitement propulsé
dans un univers de conte de fées. Attention, pas un conte de fée
neuneu où tout le monde est beau, gentil, intelligent. Non: une autre
réalité à part entière qui fonctionne selon ses propres lois. Un vrai
conte de fée. Un conte de fées russe (les plus morbides qui soient
comme le rappelle à plusieurs reprises l'auteur). Dans les contes de fées
slaves, on ne sait jamais comment l'histoire va se terminer. C'est cru,
cruel et beau à la fois, on y ressent le froid, la faim, la saleté
aussi mais c'est terriblement vrai (paradoxal pour un conte de fée, je vous le concède).
Cela dit, ne vous détrompez pas, Enchantements n'est pas trop glauque, ni trop froid. Ça ne fait absolument pas peur, c'est juste prenant. On y retrouve des passages clichés mais on a l'impression que l'auteur les a placés là volontairement, en guise de clin d'œil.
Et puis, il y a l'humour. Les situations compromettantes qui naissent de la différence des cultures. On n'est pas loin de "Il était une fois", le dernier Disney, par certains aspects. Comment une sorcière cruelle, sanguinaire et centenaires réagit-elle lorsqu'elle se retrouve au beau milieu d'un aéroport américain? Quelles pensées étranges lui traversent l'esprit sur cette "magie" étrangère et mécanique? Enchantements réponds de façon magistrale et amusante à ces questions."
A découvrir!
09 septembre 2008
Jonathan Strange & Mr Norrell
Titre Jonathan Strange & Mr Norrell
Auteur Susanna Clarke
Genre Fantasy
Publication 2004
Pages 843
Mon évaluation *****
En résumé
Angleterre, XIXème siècle. La magie est devenue un sujet d'étude des plus sérieux... et des plus ennuyeux. Alors que les gentlemen appartenant aux sociétés de magicien palabrent sans cesse sur des points historiques, un magicien "pratiquant" émerge à York: scandale! Son nom: Gilbert Norrell. Mégalomane et solitaire, Norrell cultive sa science de la magie dans l'intimité et la discrétion.
Lorsqu'il décide de "monter" à Londres pour proposer ses services au gouvernement, le magicien se heurte aux us et coutumes de la haute société britannique. Sa pudeur et son refus d'exposer son talent en public provoquent bien des déceptions. Jusqu'au jour où apparaît un second magicien, Jonathan Strange...
Mon avis
Probablement ma meilleure lecture de cette année! On verra ce que les 4 derniers mois me réservent mais je doute qu'aucun puisse dépasser le plaisir que j'ai eu à découvrir l'univers de Susanna Clarke.
Si vous aimez Jane Austen, Alexandre Dumas et les histoires de magie, n'hésitez pas une seconde: ce livre est pour vous. J'ai savouré chaque page jusqu'à la moindre virgule. J'ai ri, j'ai frissonné, j'ai été prise au piège dans les multiples intrigues qui jalonnent cette brique (oui, on peut le dire, ce livre fait son poids! La version poche vient de sortir cela dit...).
Si vous n'avez jamais éprouvé d'attirance pour la fantasy, essayez "Jonathan Strange & Mister Norrell". Loin des classiques combats manichéens, des enchantements passe-partout, le premier roman de Susanna Clarke mélange avec maîtrise aventure et humour sarcastique.
Les (très) longues notes de bas de page en décourageront sans doute certains (sachez qu'on peut les passer sans rien perdre de l'intrigue). D'autres reprocheront peut-être au livre le lent développement du récit. Personnellement, je l'ai pris comme un voyage dans "ce qui aurait pu être" et j'en suis ressortie... enchantée.
En savoir plus...
Le site officiel. Lisez les commentaires de Jonathan Strange et Mr Norrell sur le livre et l'auteur: ça en vaut la peine et c'est un très bon avant-goût au livre!
02 septembre 2008
Le cycle de Tamir
Série Tamir Trilogy
Titres The Bone Doll's Twin, Hidden Warrior, The Oracle's Queen
Auteur Lynn Flewelling
Genre Fantasy
Publication 2001, 2003, 2006
Pages 524, 551, 557
Mon évaluation ****
Lu en anglais
En résumé
Pendant trois siècles, une lignée de
reines-guerrières a dirigé le royaume de Skala. Un règne exclusivement
féminin, légitimé par une ancienne prophétie. Une tradition qui prend
fin le jour où le prince Erius dérobe à sa mère, qui a sombré dans la
folie, les rênes du pouvoir. Craignant pour son trône, le nouveau roi
veille consciencieusement à éliminer toute femme pouvant un jour
prétendre au trône. Le royaume bascule dans le chaos, frappé par les
famines, les catastrophes et son peuple harcelé par les milices royales.
Seule la reprise du pouvoir par une reine légitime peut sauver Skala. La soeur du roi s'apprête justement à donner naissance à des jumeaux et on prédit que l'un des deux sera une fille. Pour sauver l'enfant des griffes de son oncle, une terrible machination est mise en place: son frère est assassiné à la naissance et l'aspect des deux nourrissons interverti par un processus magique. Tobin passera donc aux yeux du monde (et aux siens) pour un garçon et son frère sacrifié pour une petite fille, morte à la naissance. Jusqu'au jour où sa véritable identité devra être révélée...
Mon avis
Une trilogie passionnante qui explore de manière originale les thèmes de la quête d'identité,
de l'héritage, du deuil, de l'amitié, du sacrifice, des décisions
parentales, de l'oppression... le tout dans un univers médiéval fantasy bien construit.
Recommandation importante: ne lisez surtout pas la version française!
Si vous ne lisez pas en anglais, abstenez-vous. Le traducteur a
visiblement décidé d'ajouter sa "touche personnelle" au style
d'écriture afin de rendre l'univers encore plus "médiéval", en
utilisant toute une série de termes "grossiers", démodés, vieillot.
J'ai d'abord acheté les livres en VF et j'ai dû m'arrêter lorsque, en
pleine scène d'amour, j'ai lu la phrase: "elle lui toucha les
roupettes". Oui, vous avez bien lu, les "roupettes"!
Après la lecture d'autres avis sur des forums, j'ai constaté que
j'étais loin d'être la seule a avoir été gênée par le style de la VF et
j'ai donc acheté la VO, ce que je ne regrette absolument pas.
Une saga qui plaira assurément à tous les fans de Robin Hobb (elle la recommande d'ailleurs elle-même!).
A découvrir
Le site de l'auteur (interviews, conseils de lecture,...)


