31 octobre 2009
Vers d'autres mondes...
Des héros parcourent le monde, les montagnes abritent nains et
dragons, des elfes peuplent les forêts... Bienvenue dans la high fantasy!
Le décor
Un univers souvent médiéval, peuplé d'humains et de créatures fantastiques ou mythiques (sorcières, fées, nains, géants...). La high fantasy se distingue par le fait qu'elle se déroule dans un monde ou des contrées imaginaires. Ce monde est considéré comme existant à part entière ou est relié au nôtre par des passages qui peuvent être empruntés par les personnages (comme, par exemple, l'Armoire magique de Narnia).
Les personnages
Le personnage principal est un héros, souvent humain, qui n'est pas forcément exceptionnel au départ de l'histoire mais qui le deviendra au fil de ses aventures. Il est souvent instruit par un sage ou un guerrier accompli au passé mystérieux. Face à lui, un être maléfique cherche à prendre le pouvoir sur le monde.
Et à côté de cela, il y a très souvent des êtres issus des mythologies nordiques et celtiques comme des nains, elfes, fées, dragons, ...
Évidemment, tout n'est pas toujours aussi stéréotypé et les exceptions sont (heureusement) nombreuses! (sinon on s'ennuierait!)
Les thèmes
Le thème de base de la high fantasy est la lutte du bien contre le mal, déclinée de toute les manières possibles et imaginables. On y retrouve également souvent celui de la quête liée à un objet ou artefact aux pouvoirs merveilleux (comme le Graal pour les chevaliers de la Table Ronde ou l'Anneau du 'Seigneur des Anneaux'). D'autres thèmes peuvent évidemment se greffer à ces sujets-clé comme la quête d'identité, la vengeance, l'Elu ...
Pour qui ?
Tous ceux que les grandes aventures font rêver, qui cherchent à s'évader du monde, qui ont gardé un goût pour l'épique, ...
Pourquoi on l'aime ?
Parce qu'elle fait rêver mais aussi réfléchir autrement sur le comportement humain...
Que lire ?
Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien (probablement l'œuvre fondatrice du genre) Tout le monde n'accroche pas évidemment, il faut dire que c'est du 'lourd' (des langues imaginaires, une histoire du monde très développée... )
Narnia, C.S. Lewis. On y ressent très fort l'influence du christianisme dans la manière dont les thèmes sont traités.
Les cycles de l'Assassin Royal et des Aventuriers de la Mer de Robin Hobb. Pour tous ceux qui en ont marre des elfes et des nains et de la lutte manichéenne entre le bien et le mal, Robin Hobb apporte un véritable renouveau à la high fantasy.
'A la croisée des Mondes' de Philip Pullman où l'on sent, contrairement à chez C.S. Lewis, un ton anti-religieux prononcé.
Et beaucoup beaucoup d'autres choses trop longues à citer!
A vous la parole!
Des impressions à partager, des suggestions dans ce style?
23 octobre 2009
Rois et Capitaines
Titre Rois et Capitaines
Auteurs 12 auteurs français
rassemblés par Stéphanie Nicot (directrice artistique festival
Imaginales): C. & R. Belmas, P. Bordage, A. Cabasson, L. Davoust,
T. Day, J. d'Hem, C. Dufour, J. Heliot, J-P. Jaworski, L. Kloetzer,
M.Mazaurette, R.Tanner.
Genre Anthologie, nouvelles, fantasy épique, aventure
Publication 2009
Éditeur Mnémos
Pages 310
Mon évaluation *****
Voici un achat, qui date de la dernière édition
des Imaginales, que je ne regrette pas! Sortez vos boucliers et épées...
En résumé
Guerriers, capitaines sur un champ de bataille... ou sur un navire, combattants impitoyables sans foi ni loi, redresseurs de torts, lutteurs désespérés ou défenseurs d'une cause...Rois et reines d'autres âges, d'autres mondes, apprentis-monarques, souverains éclairés et majestés de l'ombre...
Telle est la galerie de personnages, extrêmement variée, qui peuple les pages de ce recueil dédié à l'imaginaire épique, sous toutes ses formes. De l'heroic fantasy pure et dure à la comédie, au burlesque, en passant par la presque science-fiction et la féerie... Bienvenue sur les champs de bataille!
Mon avis
Je me suis littéralement régalée de cette anthologie. Pas de doute, l'Imaginaire dans la langue de Molière n'a rien à envier à ses voisins d'Outre-Atlantique et d'Outre-Manche!
Comme elle le confie dans les remerciements, Stéphanie Nicot a pu compter sur un véritable 'casting de rêve' pour composer cet ouvrage. Mais les auteurs ne font pas tout : il faut également saluer le discernement de l'anthologiste qui a rassemblé des plumes de qualité, oui, mais surtout des imaginaires extrêmement variés. Pas une nouvelle de ce recueil ne ressemble à l'autre (on aurait pourtant pu craindre des répétitions, voire des clichés en abondance, vu le thème choisi), chacune est une véritable perle dans son style.
Si cette diversité prévient l'ennui, elle implique cependant que la plupart des lecteurs, même très ouverts, accrochent moins à l'une ou l'autre nouvelle proposée, plus éloignée de leur propre imaginaire. Personnellement, je n'ai pas réussi à 'entrer' dans la toute dernière nouvelle du recueil (j'ai caressé un instant l'espoir d'avoir trouvé le recueil dont j'aimerais autant chacune des nouvelles!), rédigée par Laurent Kloetzer. L'histoire ressemble à un rêve fiévreux où se mélangent rêves et réalités où les identités des personnages se brouillent. J'ai renoncé après une dizaine de pages, complètement perdue et un peu frustrée de ne rien y comprendre (il est pourtant rare que je renonce à une lecture comme ça). Je peux toutefois concevoir que ce genre puisse plaire à des lecteurs moins accroché à l'aspect logique des choses que moi!
A saluer également, la très belle performance de Julien d'Hem, nouvelle plume tombée par hasard dans ce recueil (sa bonne "fée" s'appelle Michel Robert, un auteur qui n'avait pas le temps de participer à l'anthologie et qui l'a 'pistonné'), et dont quelques lignes se retrouvent même au dos de l'ouvrage, en guise de résumé. J'ai trouvé certains passages de son histoire vraiment remarquables même si la qualité est un peu inégale selon les moments (on sent l'auteur qui se cherche encore et on ressent fortement l'influence d'autres auteurs). Je suivrai en tout cas avec attention sa carrière (j'espère que cette participation lui ouvrira des portes!).
A recommander aux amateurs de fantasy, bien sûr, mais aussi et surtout à ceux qui voudraient découvrir ce genre ou qui penseraient que toutes les histoires de fantasy ressemblent à du Tolkien (je n'ai rien contre ce dernier mais la fantasy, c'est bien plus vaste!).
07 septembre 2009
The Tales of Beedle the Bard
Titre The Tales of Beedle the Bard
Auteur J.K. Rowling
Genre Fantasy, contes
Publication 2008
Editeur Children's High Level Group
Edition lue édition collector Amazon
Pages 175
Lu en anglais
Mon évaluation ****
Et dire que je n'avais toujours pas ouvert le joli
coffret que je me suis offert il y a quelques mois...
En résumé
Au XVième siècle, un magicien nommé 'Beedle le Barde' rédige des contes qui deviendront de véritables classiques pour des générations de sorciers.
Cinq de ses contes forment ce recueil (l'histoire ne dit pas s'il en a écrit davantage ou alors j'ai manqué ce passage): Le Sorcier et la Marmite sauteuse, la Fontaine de la Bonne Fortune, le Sorcier au cœur velu, Babbitty Lapina et la souche qui gloussait et le conte des Trois Frères. Dans un style très simple, ils enseignent aux jeunes sorciers les valeurs de la générosité, du partage, de l'entraide et les mettent en garde contre les dangers de la magie noire, de l'égoïsme et de l'ambition.
Un commentaire du professeur Dumbledore himself suit chaque conte et éclaire le lecteur sur ses significations cachées ou ses interprétations.
Mon avis
Voici un recueil qui plaira sans doute aux amateurs du plus célèbre sorcier de notre temps et les réconfortera de la fin de la série à succès de J.K. Rowling!
Les 'contes de Beedle le Barde' sont écrits dans un style clair aux accents anciens qui ressemble beaucoup à celui des contes des frères Grimm. Comme dans les contes que nous connaissons, les histoires racontées contiennent toujours une morale ou une mise en garde. S'ils sont écrits dans un style destiné avant tout aux jeunes lecteurs, les contes de 'Beedle le Barde' ne se privent cependant pas de scènes sanglantes comme il en existe dans tous les contes 'traditionnels'. J'ai particulièrement apprécié dans ce style 'Le Sorcier au cœur velu', une fable colorée sur les sentiments refoulés et les pulsions primaires.
Les commentaires de Dumbledore apportent une touche de fraicheur et d'humour à l'ensemble mais également des éclaircissements qui apportent un éclairage supplémentaire sur la conclusion des aventures d'Harry Potter. Si vous êtes fan, ne vous attendez cependant pas à la même exaltation qu'à la lecture de la série. Il faut le lire comme un 'bonus' et un document supplémentaire sur le monde créé par J.K. Rowling, non comme une nouvelle oeuvre à part entière.
Les non-initiés pourront également prendre plaisir à cette plongée colorée et pleine d'humour dans le monde des sorciers. Il s'agit même d'une excellente introduction avant de se lancer dans la lecture des 7 tomes de la série (que je recommande évidemment trèèès fortement à tout amateur de fantasy même s'il/elle n'a pas été convaincu(e) par les adaptations cinématographiques!).
17 août 2009
Moon Called
Titre Moon Called
Auteur Patricia Briggs
Genre fantasy urbaine - bit-lit
Publication 2006
Editeur Ace Books
Pages 288
Lu en anglais
Mon évaluation ***
L'humour d'une auteur, rencontrée à Epinal, sa
manière d'être, chaleureuse et simple, ont suffi pour me donner l'envie
de me plonger dans les aventures d'un de ses personnages, Mercedes
(Mercy) Thompson.
En résumé
Mercy, une jeune et sexy garagiste, compte tout un tas d'amis et de connaissances plus extraordinaires les uns que les autres : l'ex-propriétaire de son garage est un gremlin, elle répare les voitures de vampires, son voisin est un loup-garou et il lui arrive de croiser des sorcières... Il faut dire que notre héroïne a elle-même plus d'un tour dans son sac puisqu'elle se change en coyote à volonté.
Le jour où Mac, un ado-loup-garou paumé, lui offre ses services, Mercy ne se doute pas qu'elle met le doigt dans un engrenage qui lui causera bien des ennuis.
Mon avis
Vous adorez vous plonger dans la fantasy? Vous êtes prêt(e) à croire à l'existence des loups-garou et vampires pour au moins le temps d'une lecture? Vous avez le sens de l'humour et appréciez les lectures divertissantes et pleines de rebondissements? Alors, vous devriez trouver Mercy Thompson de bonne compagnie!
Dans un univers qui ressemble très fort au nôtre, Patricia Briggs plante le décor: une ville aux paysages industriels, aux bâtisses uniformes où des êtres mystérieux rôdent la nuit. Son héroïne, Mercy Thompson, aurait tout d'un cliché (sexy, futée, dotée d'impressionnants pouvoirs) si sa personnalité n'était pas tempérée par une certaine maladresse, une naïveté et un côté impulsif qui la rendent immédiatement sympathique. Le ton, bourré d'humour (en tout cas en anglais), donne une touche finale à l'ensemble.
A goûter comme un pur moment de divertissement, sans prise de tête, duquel on a du mal à décrocher!
08 août 2009
The Dragon Keeper
Titre The Dragon Keeper (The Rain Wil Chronicles, Book one)
Auteur Robin Hobb
Genre fantasy
Publication 2009
Editeur Harper Collins
Pages 553
Lu en anglais
Mon évaluation *****
Un livre attendu qui ne m'a pas déçue, bien au contraire! Si vous ne connaissez pas encore l'univers de Robin Hobb, le résumé ci-dessous vous semblera peut-être un peu étrange... Ne vous arrêtez pas à cela! Si ce livre vous intéresse, je vous conseille toutefois de lire en premier le cycle des "Aventuriers de la Mer" sans quoi vous risqueriez d'être un peu perdu.
En résumé
A la suite d'un terrible cataclysme, les dragons ont disparu de la surface de la terre pour ne plus exister que dans les contes et légendes, jusqu'au jour où un dragon émerge d'un 'cocon' de bois retrouvé dans une cité enfouie sous terre. Tintaglia est la dernière représentante de son espèce mais elle compte bien faire renaître les siens. Elle organise pour ce faire la grande migration des serpents de mer, dragons à l'état larvaire, vers les rives du fleuve du désert des Pluies. Après bien des périples, les serpents arrivent à destination et façonnent les sortes de 'cocons' qui leur permettront de réaliser leur métamorphose.
Quelques mois plus tard, ce ne sont malheureusement pas des dragons de légende qui font leur apparition mais des créatures faibles et mal formées, incapables de prendre leur envol et de survivre par elles-mêmes. Les hommes, qui ont juré à Tintaglia de faire tout leur possible pour assister ces créatures, remplissent leur tâche pendant quelques années. Mais le désintérêt de Tintaglia et les dégâts causés par les créatures les font vite regretter de s'être engagés de la sorte.
Du désert des Pluies à Terriville, une série de personnages très différents les uns des autres vont voir leur destin lié à celui de ces étranges créatures et entamer un périple extraordinaire pour leur trouver une nouvelle terre d'accueil.
Mon avis
Que tous les fans de Robin Hobb se réjouissent, voici un roman qui leur plaira sans aucun doute! Premier tome d'un diptyque consacré au fabuleux désert des Pluies (dont il est question dans le cycle des 'Aventuriers de la Mer'), 'Dragon Keeper' démontre une nouvelle fois le talent extraordinaire de l'auteur américaine pour créer des univers fantasy cohérents et passionnants.
L'intrigue touche cette fois au plus près les dragons, dont il était déjà question dans 'Les Aventuriers de la Mer' et 'L'Assassin Royal'. Thèmes récurrents tout au long de cette aventure: la difformité et la différence. Chacun des personnages principaux est affecté par une tare ou a choisi un chemin en dehors des conventions avec lequel il doit apprendre à vivre. Une fois de plus, on retrouve une grande profondeur dans la manière de Robin Hobb de traiter ces thèmes, tout en finesse.
A la manière des 'Aventuriers de la Mer', l'histoire se raconte au travers des aventures des différents personnages. Le lecteur est donc transporté d'un esprit à l'autre, ce qui apporte une grande variété à l'histoire et beaucoup de dynamisme. Les habitués des univers de Robin Hobb trouveront beaucoup de plaisir à émettre leurs propres hypothèses sur les événements à venir et... retrouveront quelques personnages des 'Aventuriers de la Mer', au travers du regard des nouveaux héros.
Un seul regret: il va falloir attendre la sortie du tome suivant pour connaître la suite!
17 juillet 2009
Harry Potter and the Half-Blood prince
Réalisation David Yates
D'après le roman de J.K. Rowling
Année 2009
Genre fantasy
Mon avis *****
Après deux ans d'attentes, l'apprenti sorcier le plus célèbre
de notre temps est de retour dans les salles obscures pour de nouvelles
aventures plus sombres que jamais.
L'histoire
Harry Potter entame sa sixième année à Hogwarts (je préfère le nom en anglais!),
l'école des sorciers. Une rentrée bien inquiétante puisque l'ensemble
du domaine est étroitement surveillé. En effet, l'ennemi se manifeste
chaque jour davantage au travers d'attentats spectaculaires qui visent
autant magiciens que commun des mortels.
Dans ces temps menaçants, Dumbledore implique
de plus en plus Harry dans sa lutte contre Voldemort. D'autre part, le
jeune sorcier découvre un mystérieux livre de potions ayant appartenu
à un certain "Prince de Sang-Mêlé" qui contient une série de sorts et
d'indications inédites.
Néanmoins, même dans ce climat
tourmenté, l'adolescence des jeunes sorciers suit son cours avec son
lot de chagrins d'amour et de moments de franche rigolade.
Mon avis
Aaaaah
les films d'Harry Potter! Leur sortie est devenue un rendez-vous
incontournable à mes yeux. Soyons franche, probablement aucun des films
ne me transportera comme les livres n'ont fait. Aucune adaptation ne
pourra sans doute transmettre la même profondeur, les mêmes émotions.
Et il est impossible de montrer en 2h30 toutes les scènes importantes
d'un bouquin de plus de 700 pages.
Alors, je me suis fait une raison : lorsque je vais voir ces films, je
n'attends qu'un moment de divertissement, une plongée dans l'univers
d'Harry Potter tel qu'il est vu et imaginé par un certain réalisateur,
la mise en images d'une histoire qui m'a plu. Et, du coup, je suis
rarement déçue.
'Harry Potter and the half-blood Prince' est à mes yeux une des
meilleures adaptations de la série (j'avais beaucoup aimé 'Harry Potter
and the Prisoner of Azkaban', également). D'abord, les jeunes acteurs
ont mûri et énormément gagné en qualité de jeu, en prestance et en charisme ce
qui donne déjà beaucoup plus de crédibilité au film et permet d'entrer
plus facilement dans l'histoire.
Ensuite, David Yates a réussi la prouesse de combiner avec équilibre
l'atmosphère sombre et inquiétante de l'histoire (les passages de
l'enfance de Voldemort font réellement frissonner) avec des passages
plus légers sur les amourettes des différents personnages (lors
desquels on ne peut pas s'empêcher de se rappeler des souvenirs
personnels de cette chèèère époque!). Il n'a pas fait l'erreur de
chercher à adapter chaque scène décrite dans le livre, ce qui aurait
accéléré l'enchaînement des séquences au point de ne rendre le film compréhensible
que pour les initiés. Si on peut regretter le manque de développement de
certains aspects de l'histoire (le personnage de Fenrir Greyback, qui
m'avait vraiment effrayée dans les livres, est à peine esquissé), on ne
peut qu'apprécier le rythme fluide des images.
Enfin, les effets spéciaux sont très convaincants (les attaques des Mangemorts sont vraiment impressionnantes) et la musique (par Nicholas Hooper cette fois) est plutôt chouette.
Vous l'aurez compris, j'ai bien apprécié ce moment de cinéma! Je
recommande chaudement à tous les fans d'Harry Potter d'aller découvrir
ce nouvel opus (en VO, bien entendu ;-) ).
Une photo de Luna car, décidément, j'adore ce personnage et l'actrice l'incarne à merveille!
23 juin 2009
Quand une Walkyrie rencontre Merlin...
... ça donne une récompense bien méritée pour un livre passionnant! Edouard Brasey a en effet remporté le prix Merlin du meilleur roman pour 'Les Chants de la Walkyrie', premier tome d'une tétralogie qui revisite la saga de l'anneau des Nibelungen (j'ai dévoré le premier tome, le second m'attend!).
Créé en 2002 par l'association 'Présence d'esprits', le prix Merlin récompense chaque année un roman et une nouvelle fantastique ou de fantasy francophone. Le prix est décerné par le grand public qui est appelé à voter sur le site du prix Merlin ou via courrier postal.
Dans la catégorie 'Nouvelle', c'est Mélanie Fazi qui a remporté les suffrages pour 'Noces d'écume', paru dans le recueil 'Notre Dame aux Ecailles' (que je n'ai pas encore lu, honte sur moi, mais j'avais beaucoup apprécié son précédent recueil, 'Serpentine').
21 juin 2009
Ashrel
Titre Ashrel, T1: Dragon
Auteur Valp
Genre BD
Publication 2009
Pages 48
Éditeur Delcourt
Mon évaluation ****
En résumé
Tout commence par une rencontre inattendue entre Pahn, un jeune palefrenier fuyant le palais royal d'Orwany, et Ashrel, un jeune garçon étrange aux pouvoirs effrayants, poursuivi par des villageois en furie. Les deux fuyards décident de faire route ensemble et de se réfugier chez l'oncle d'Ashrel. Celui-ci leur propose de les accompagner au village d'Acromby où ils pourront certainement trouver du travail et démarrer une nouvelle vie. Mais, une fois là-bas, tout ne se passe pas exactement comme prévu...
Mon avis
C'est la jolie couverture de cet album qui a
directement attiré mon regard et m'a donné l'envie de découvrir cette
histoire. L'expression du personnage, perché sur sa croix, m'a beaucoup amusée. Il faut préciser également je résiste difficilement au mot "dragon",
il s'agit sans doute de la créature fantastique que je préfère!
Je
n'ai pas été déçue de cet achat impulsif : j'ai vraiment apprécié le
dessin stylé de Valp, ses paysages remplis de spirales, ainsi que les
très belles couleurs qui ornent les planches (on sent bien la touche féminine qui imprègne l'oeuvre). L'ambiance qui se dégage
de ce début d'histoire, qui ne fait finalement pratiquement que mettre le décor en
place, est pleine de mystère et d'aventure. Les personnages sont très
attachants et ont tous un style et un caractère bien à eux (j'ai beaucoup aimé leurs
vêtements, coiffures, ...).
La trame de l'histoire commence à peine à se dévoiler dans ce premier tome (comme je l'ai dit plus haut, c'est davantage une mise en place) mais on a déjà envie de connaître la suite.
Si vous aimez les ambiances fantastiques et fantasy, je ne peux que vous conseiller de faire comme moi et de découvrir cette histoire! De mon côté, j'attends impatiemment la suite...
Plus
Valp a un blog (et sur canalblog en plus!)
Le making-of d'Ashrel, sur le site des éditions Delcourt (on peut même découvrir les 20 premières planches!)
07 juin 2009
Brisingr
Titre Brinsingr (le cycle de l'Héritage, Tome 3)
Auteur Christopher Paolini
Genre Fantasy - Jeunesse
Publication 2009
Editeur Bayard Jeunesse (version française)
Pages 809 + annexes
Mon évaluation ***
Ayant lu les 2 premiers tomes il y a peu, je ne
pouvais manquer celui-ci. D'autant plus qu'il m'a semblé le voir
partout ces derniers mois!
En résumé
Après avoir parfait leur formation dans le royaume des elfes, Eragon et Saphira sont de retour au côté des Vardens, le groupe rebelle qui se bat contre le dragonnier-tyran d'Alagaësia, Galbatorix. Entre une vengeance à accomplir, la nomination d'un nouveau roi pour les nains et la recherche d'une nouvelle arme, les deux héros ont de quoi s'occuper en attendant la bataille finale...
Mon avis
Lorsque j'ai publié mon billet sur l''Aîné', annonçant par la même occasion avoir entamé la lecture de Brisingr, quelques personnes m'ont déclaré avoir trouvé ce troisième tome décevant. J'étais donc plus ou moins préparée à ne pas trouver ce tome transcendant (même si j'essaie toujours de me faire ma propre opinion plutôt que de tenir compte de l'avis des autres). Au terme de la lecture, je dois dire que je comprends la déception de ceux qui ont apprécié les débuts de la saga.
Si le premier tome avait pour
atout le fait de dévoiler un nouvel univers (même s'il est construit
sur une série de clichés fantasy), le second avait celui de dévoiler
l'apprentissage des héros. C'est un passage que je trouve toujours
intéressant dans les cycles fantasy. C'est le moment du questionnement,
de la métamorphose du personnage principal en véritable héros...
Pour
ce troisième tome, j'attendais un dénouement, la fameuse 'grande
bataille finale'. Malheureusement, pendant les trois premiers quarts du
livre, l'intrigue tourne en rond. On est baladé dans une série
d'épisodes anecdotiques qui, finalement, n'apporte rien du tout à
l'histoire.
Le troisième quart du livre relève le niveau mais, arrivé à la dernière page, on reste sur sa faim.
J'attend de voir si Christopher Paolini parviendra à enfin donner un point final à son cycle (qui était au départ censé être une trilogie) dans ce quatrième tome. Si ce n'est pas le cas, je crains que les aventures d'Eragon et de Saphira ne tournent en eau de boudin. Ce qui serait dommage pour la première série d'un jeune auteur tout de même prometteur.
25 mai 2009
L'Aîné
Titre L'Aîné (le cycle de l'Héritage, Tome 2)
Auteur Christopher Paolini
Genre Fantasy - Jeunesse
Publication 2006
Editeur Bayard Jeunesse (version française)
Pages 804
Mon évaluation ***
Après avoir été agréablement surprise par le premier tome de la série (par rapport à ma consternation face à l'adaptation cinématographique), j'ai repris mon voyage en Alagaësia en compagnie d'Eragon et de Saphira.
En résumé
Eragon, le jeune fermier qui se révèle dragonnier, a rejoint les 'Vardens', une faction rebelle qui lutte contre le tyran qui dirige l'Alagaësia. Sorti d'une première bataille victorieux mais blessé, il prend conscience que son apprentissage est loin d'être terminé. Eragon et Saphira parte dès lors pour le 'Du Weldenvarden', le royaume des elfes, où ils pourront parfaire leur formation. Plusieurs surprises de taille les y attendent...
Mon avis
Après des débuts difficiles (j'ai trouvé le résumé du tome précédent particulièrement mal écrit, je ne sais pas si c'est la traduction qui est maladroite ou le texte original), je me suis replongée dans la high fantasy de Christopher Paolini.
Comme Eragon, l'Aîné présente quelques faiblesses à mettre probablement sur le compte du jeune âge de l'auteur. Des clichés 'tolkieniens' à foison (aaaaah la mésentente légendaire des elfes et des nains, aaaaah le talent des elfes pour la poésie et le chant, ...), des tournures de phrase et expressions pas toujours très convaincantes (le 'petit homme' que Saphira sert à Eragon à chaque fois qu'elle lui adresse la parole ne passe vraiment pas dans mon esprit!), des idées qui mériteraient d'être développés plus en profondeur (le questionnement d'Eragon face à son immortalité, ...).
Malgré ces quelques défauts, 'L'Aîné' se lit avec plaisir. J'ai éprouvé de la frustration devant les points faibles cités plus haut car on sent parfois l'auteur très proche d'une idée vraiment originale ou intéressante. J'aime beaucoup la façon dont il définit la 'gramagie', la magie de ce monde, grâce à laquelle on peut accomplir quasiment n'importe quel acte mais en dépensant autant d'énergie que si on l'avait accompli par un moyen naturel. Les horribles créatures que sont les Ra'zacs m'ont fait frissonner. Et l'aventure paralllèle de Roran, le cousin d'Eragon apporte une variété bienvenue au récit.
Bref, un auteur à suivre. Je lis d'ailleurs actuellement le 3ème tome de la série, le fameux 'Brisingr' que l'on voit partout!

