29 novembre 2009
Twilight : New Moon
Réalisation : Chris Weitz
D'après le roman de : Stephenie Meyer
Année : 2009
Genre : fantastique, 'bit-lit'
Mon avis : ***
De belles images, une réalisation propre et soignée et pourtant un film auquel il manque selon moi un 'petit quelque chose' pour être plus qu'une simple mise à l'écran d'un roman.
L'histoire (attention, si vous n'avez encore rien vu/lu de Twilight, vous ne souhaitez peut-être pas lire ce qui suit => contient des 'spoilers')
Edward et Bella forment un couple unique. Il est un vampire, qui conservera à jamais la beauté de ses 17 ans, elle est une simple mortelle. Lorsqu'arrive le moment pour Bella de fêter son 18ème anniversaire, une tension naît dans le couple. Alors que cette dernière rêve de partager l'éternité d'Edward, celui-ci tient à tout prix à l'en préserver.
Un accident fait prendre conscience à Edward de la fragilité de leur relation et du péril qu'il fait courir à Bella et il décide de sortir de sa vie. Pour Bella, c'est l'effondrement. Heureusement, elle trouve un réconfort dans l'amitié de Jacob, son ami d'enfance. Mais grandir n'est pas de tout repos pour lui non plus...
Mon avis
J'ai découvert la saga de Stephenie Meyer par l'intermédiaire du premier film tiré de sa série à succès, 'Twilight', réalisé par Catherine Hardwicke. J'ai été littéralement séduite par la réalisation originale et osée de ce premier volet que j'ai d'ailleurs vu et revu. J'ai donc été un peu déçue de savoir que la réalisation du second tome de la série serait confiée à un autre réalisateur.
Après avoir visionné le film, mes impressions sont mitigées. Si j'ai apprécié de voir porté sur écran un roman dont j'ai apprécié la lecture, j'ai trouvé cette adaptation impersonnelle. Face à un film tiré d'une œuvre littéraire, la plupart des spectateurs aiment que ce qu'ils voient à l'écran colle le plus possible au livre. En ce qui me concerne, j'aime avant tout découvrir le regard de quelqu'un d'autre sur une histoire, la vivre autrement.
Les images sont nettes et équilibrées, il y a quelques scènes vraiment belles (j'ai adoré le moment où les mois défilent et où on voit Bella postée devant la fenêtre avec le paysage qui change) mais j'ai trouvé que ça manquait sérieusement d'âme et d'énergie. Je n'ai pas du tout été convaincue par le jeu de Robert Pattinson (et pourtant j'ai vu le film en V.O.) mais ai par contre trouvé Taylor Lautner plein de charisme et de sensibilité. Ma grosse déception va à la fin du film qui se conclut vraiment à l'américaine (dans son côté kitch et rose bonbon).
Bref, j'ai passé un agréable moment de divertissement mais sans plus. Ce film ne restera certainement pas parmi mes adaptations littéraires préférées mais si au niveau du scénario, il faut le dire, il est plutôt fidèle à l'œuvre originale.
04 novembre 2009
Prochainement sur vos écrans
Avec les fêtes de fin d'année qui approchent, les programmes de cinéma deviennent de plus ou plus fournis! C'est le moment des grandes sorties que de nombreux cinéphiles attendent (dont moi, je l'avoue). Cette année ou au début de la suivante, pas mal d'adaptations d'œuvres littéraires débarquent sur grand écran. Quelques exemples...
Les dates mentionnées sont celles de la sortie prévue en Belgique.
18 novembre, 'New Moon'
Le second chapitre de la saga de Stephenie Meyer est mis en images par Chris Weitz. Le premier film, réalisé par Catherine Hardwicke, m'avait permis de découvrir ces best-sellers vampiriques et de m'y plonger avidemment! Je suis curieuse de voir la suite...
25 novembre, 'A Christmas Carol'
Robert Zemeckis signe l'adaptation 3D de l'oeuvre de Charles Dickens avec, dans plusieurs rôles, Jim Carrey.
2 décembre, 'The Road'

Viggo Mortensen prête ses traits au héro du best-seller (et prix Pulitzer) de Cormac McCarthy.
23 décembre, 'Where the wild things are'

Probablement plus connu pour les francophones sous le nom de 'Max
et les Maximonstres'! L'œuvre pour enfants de Maurice Sendak est
portée à l'écran dans un film qui s'adresse au même public (ou pour ceux qui ont gardé une âme d'enfant).
20 janvier, 'The Lovely Bones'
Peter Jackson s'attaque à l'adaptation de 'La Nostalgie de l'Ange',
un roman à succès d'Alice Sebold, qui raconte l'histoire d'une
adolescente assassinée qui cherche, depuis l'au-delà, à dénoncer son
meurtrier. Je n'ai pas encore lu le roman mais c'est pour bientôt. Les
premières images que j'ai pu voir dans les bandes-annonces sont en tout
cas très prometteuses. C'est Saoirse Ronan ('Atonement', 'City of
Ember', ...), une jeune actrice que je trouve époustouflante, qui tient
le rôle principal.
24 mars, 'Alice in Wonderland'

Le nouveau film de Tim Burton promet d'être très réussi au niveau
graphique, c'est en tout cas ce que les extraits laissent espérer! On y
retrouvera bien sûr l'excellent Johnny Depp dans le rôle du chapelier
fou!
13 octobre 2009
City of Ember (La cité de l'ombre)
Réalisation: Gil Kenan
D'après les romans de: Jeanne Duprau
Année: 2008
Genre: fantasy, anticipation
Mon avis: ****
Un film qui attisait ma curiosité depuis sa sortie! J'ai eu l'occasion de le découvrir ce week-end, en DVD. Un excellent moment de divertissement...
L'histoire
Pour
assurer la survie de l'humanité face à l'arrivée imminente d'une
catastrophe naturelle, une ville souterraine, baptisée 'Ember', est
créée. Les humains qui y sont réfugiés doivent en sortir 200 ans plus
tard, lorsque la surface de la terre sera de nouveau habitable, et
doivent garder sous silence l'existence d'un autre monde situé 'en
surface', pour le bien de leurs enfants ('ils ne peuvent désirer ce
qu'ils ne connaissent pas'). Un coffre, renfermant les instructions
pour le retour à la surface, est transmis de génération en génération
aux maires successifs de la ville. Mais la chaîne se brise et le secret
tombe dans l'oubli...
Des années plus tard, le générateur
électrique, qui garantit la subsistance des habitants, commence à
connaître des pannes de plus en plus fréquentes, menaçant de plonger
pour de bon les habitants dans le noir. Deux jeunes citoyens, qui
viennent de se voir attribuer un métier, découvrent des indices
indiquant l'existence d'une 'sortie' d'Ember et se mettent à sa
recherche.
Mon avis
Bienvenue
dans la cité d'Ember, ses rues noires éclairées par des lampadaires
crachotant, son ambiance 'révolution industrielle' et son atmosphère
unique!
'City of Ember' est un sympathique film d'aventures qui peut plaire au spectateur de tout âge et de tout horizon.
Côté réalisation, les décors sont bien réussis et les acteurs crédibles
et attachants. On y retrouve notamment la talentueuse Saoirse Ronan
(que j'ai découverte dans 'Atonement' et que je me réjouis de voir dans
'The Lovely Bones', le nouveau Peter Jackson) et Bill Murray dans le
rôle du maire de la ville. Les effets spéciaux ne sont pas parfaits
mais plutôt bien réussis dans l'ensemble et utilisés avec réserve.
Côté scénario, j'ai personnellement beaucoup aimé l'histoire et serais
curieuse de lire les romans de Jeanne Duprau qui sont à l'origine de
cette adaptation (si vous en avez lu un ou plusieurs, vos commentaires
sont les bienvenus). J'ai apprécié le propos écologiste qui sous-tend
subtilement l'intrigue (du moins c'est ainsi que je l'ai ressenti, je
ne sais pas si c'est clairement voulu par l'auteur) qui m'a par
ailleurs rappelé le fameux 'mythe de la caverne' (vous savez cette
allégorie de Platon où des gens, enfermés depuis la naissance dans une
grotte éclairée par un feu, pense que les ombres qui se déploient sur
les parois de la caverne constituent la réalité).
Un film à découvrir!
17 juillet 2009
Harry Potter and the Half-Blood prince
Réalisation David Yates
D'après le roman de J.K. Rowling
Année 2009
Genre fantasy
Mon avis *****
Après deux ans d'attentes, l'apprenti sorcier le plus célèbre
de notre temps est de retour dans les salles obscures pour de nouvelles
aventures plus sombres que jamais.
L'histoire
Harry Potter entame sa sixième année à Hogwarts (je préfère le nom en anglais!),
l'école des sorciers. Une rentrée bien inquiétante puisque l'ensemble
du domaine est étroitement surveillé. En effet, l'ennemi se manifeste
chaque jour davantage au travers d'attentats spectaculaires qui visent
autant magiciens que commun des mortels.
Dans ces temps menaçants, Dumbledore implique
de plus en plus Harry dans sa lutte contre Voldemort. D'autre part, le
jeune sorcier découvre un mystérieux livre de potions ayant appartenu
à un certain "Prince de Sang-Mêlé" qui contient une série de sorts et
d'indications inédites.
Néanmoins, même dans ce climat
tourmenté, l'adolescence des jeunes sorciers suit son cours avec son
lot de chagrins d'amour et de moments de franche rigolade.
Mon avis
Aaaaah
les films d'Harry Potter! Leur sortie est devenue un rendez-vous
incontournable à mes yeux. Soyons franche, probablement aucun des films
ne me transportera comme les livres n'ont fait. Aucune adaptation ne
pourra sans doute transmettre la même profondeur, les mêmes émotions.
Et il est impossible de montrer en 2h30 toutes les scènes importantes
d'un bouquin de plus de 700 pages.
Alors, je me suis fait une raison : lorsque je vais voir ces films, je
n'attends qu'un moment de divertissement, une plongée dans l'univers
d'Harry Potter tel qu'il est vu et imaginé par un certain réalisateur,
la mise en images d'une histoire qui m'a plu. Et, du coup, je suis
rarement déçue.
'Harry Potter and the half-blood Prince' est à mes yeux une des
meilleures adaptations de la série (j'avais beaucoup aimé 'Harry Potter
and the Prisoner of Azkaban', également). D'abord, les jeunes acteurs
ont mûri et énormément gagné en qualité de jeu, en prestance et en charisme ce
qui donne déjà beaucoup plus de crédibilité au film et permet d'entrer
plus facilement dans l'histoire.
Ensuite, David Yates a réussi la prouesse de combiner avec équilibre
l'atmosphère sombre et inquiétante de l'histoire (les passages de
l'enfance de Voldemort font réellement frissonner) avec des passages
plus légers sur les amourettes des différents personnages (lors
desquels on ne peut pas s'empêcher de se rappeler des souvenirs
personnels de cette chèèère époque!). Il n'a pas fait l'erreur de
chercher à adapter chaque scène décrite dans le livre, ce qui aurait
accéléré l'enchaînement des séquences au point de ne rendre le film compréhensible
que pour les initiés. Si on peut regretter le manque de développement de
certains aspects de l'histoire (le personnage de Fenrir Greyback, qui
m'avait vraiment effrayée dans les livres, est à peine esquissé), on ne
peut qu'apprécier le rythme fluide des images.
Enfin, les effets spéciaux sont très convaincants (les attaques des Mangemorts sont vraiment impressionnantes) et la musique (par Nicholas Hooper cette fois) est plutôt chouette.
Vous l'aurez compris, j'ai bien apprécié ce moment de cinéma! Je
recommande chaudement à tous les fans d'Harry Potter d'aller découvrir
ce nouvel opus (en VO, bien entendu ;-) ).
Une photo de Luna car, décidément, j'adore ce personnage et l'actrice l'incarne à merveille!
01 juin 2009
Anges & Démons
Réalisation Ron Howard
D'après le roman de Dan Brown
Année 2009
Genre thriller ésotérique
Mon avis ***
Je n'attendais pas grand chose de ce film et j'ai été agréablement surprise : un très bon moment de divertissement.
L'histoire
Robert
Langdon, professeur d'Harvard spécialisé dans l'étude des symboles et
de l'iconographie, est convoqué par le Vatican. Alors que l'élection
d'un nouveau pape est en cours, les membres d'une confrérie secrète
très ancienne, les 'Illuminati', ont pris en otage les 4 'preferiti',
candidats de prédilection à la papauté. Pour se venger de l'attitude de
l'Eglise à leur égard, les 'Illuminati' menacent d'exécuter les 4
religieux (1 par heure) et de détruire le Vatican à l'aide d'une bombe
chargée d'antimatière qu'ils ont dérobée au CERN.
Dans une véritable course contre la montre, Robert Langdon, accompagné d'une scientifique italienne, se met à la recherche du lieu secret où se sont réfugiés les 'Illuminati' et tente d'empêcher les ravisseurs de mettre leurs menaces à exécution.
Mon avis
Si l'histoire est assez rocambolesque,
Ron Howard n'en a pas moins réalisé une adaptation qui constitue un
excellent moment de divertissement. De très belles images du Vatican,
des anciennes églises et œuvres d'art, un montage rythmé, une
excellente bande-originale composée par Hans Zimmer, des acteurs
convaincants dans leur rôle (dont Ewan Mc Gregor en camerlingue): tous
ces éléments se combinent pour donner un film qui, s'il ne restera pas
dans l'histoire du cinéma, reste néanmoins très plaisant à regarder (ce
qui, à mes yeux, est quand même le plus important)!
'Da Vinci Code' (le film) m'avait laissé sur ma faim. J'ai beaucoup
plus apprécié cette préquelle (car oui, l'histoire se passe avant le
'Da Vinci Code'). Le fait qu'aucune histoire d'amour ne naisse entre
les deux protagonistes principaux a fait grimper le film dans mon
estime. Je ne trouve rien de plus cliché que ces scénaristes qui se
sentent obligés d'ajouter une histoire d'amour à l'intrigue, même
lorsque ce n'est pas nécessaire.
Bref, si vous vous laissez emporter par l'histoire, que vous acceptez
de mettre de côté vos remises en question de la vraisemblance de
certaines situations, vous vous amuserez sans doute beaucoup en
compagnie de ce cher professeur Langdon. Mais attention, ce film donne très envie de partir en vacances pour Rome et le Vatican!
22 mai 2009
Millenium, Män som hatar kvinnor
Réalisation Niels Arden Oplev
D'après le roman de Stieg Larsson
Année 2009
Genre thriller
Mon avis *****
Je ne romps pas avec la grande tendance actuelle des blogs! Voici ma critique du film suédois événement.
L'histoire
Mikaël Blomkvist,
rédacteur en chef de la revue d’investigation économique Millénium,
voit sa réputation réduite en cendres suite à une sombre histoire de
diffamation. A sa grande surprise, il est contacté par Henrik Vanger,
ancien chef d’entreprise d’un grand groupe suédois. Celui-ci lui confie
une enquête hors du commun: découvrir ce qu’il est advenu d’Harriet Vanger, sa petite nièce, disparue presque 40 ans plus tôt.
Lisbeth Salander, une jeune femme perturbée aux aptitudes hors du
commun, l'aidera à percer ce mystère à première vue insondable.
Mon avis
Adapter un best-seller se révèle
toujours un exercice périlleux. Il y a les attentes des fans, le mythe
qui s'est rapidement construit autour des personnages, l'idéalisation
de l'oeuvre... Tous ces éléments renforcent le défi que représente déjà
à la base la réalisation d'un film. Niels Arden Oplev et son équipe
l'ont relevé avec brio. 'Millenium' compte certainement parmi les
meilleures adaptations d'oeuvres littéraires sur grand écran que j'ai
vues jusqu'à présent.
L'atmosphère typiquement suédoise, qui m'avait séduite dans le livre,
est bel et bien présente dans le film. Je bénis le fait que ce soit une
équipe de ce pays qui se soit chargée de l'adaptation! Une adaptation
américaine par exemple, aurait sans doute empêché le côté authentique
de se développer pleinement.
Le véritable personnage principal de ce premier opus de la trilogie
n'est clairement par Mikaël Blomkvist mais bien Lisbeth Salander.
Incarnée par Noomi Rapace, la jeune hackeuse au passé torturé crève
littéralement l'écran. Comme dans le livre, elle parvient, dès sa
première apparition, à capter instantanément l'intérêt du spectateur.
Il se dégage de son interprétation une véritable force et un charisme
remarquable. On vit littéralement chacun de ses combats, ses
expériences tragiques et ses vengeances.
On compte très peu de différences entre la version écrite et son
adaptation cinématographique. Quelques passages de l'histoire sont
suggérés sans être explorés. Les aventures amoureuses de Mikaël
Blomkvist, par exemple, sont éludées. L'affaire Wennerström est moins
détaillée que dans le livre.
Un petit détail qui a encore amélioré mon opinion du film: pour une fois, les passages où les personnages utilisent des ordinateurs sont réalistes! On reconnait très bien l'interface Mac OS, la manière d'utiliser Photoshop... Bref, pour une fois les passages informatiques sont crédibles!
En définitive, le réalisateur a réussi à faire vivre l'œuvre sur
écran. Il nous en offre une lecture personnelle qui ravira les fans et
séduira probablement la partie du public qui n'a pas (encore) découvert
l'oeuvre de l'auteur suédois. A voir!
25 avril 2009
Chéri
Réalisation Stephen Frears
D'après le roman de Colette ("Chéri" et "La fin de Chéri")
Année 2009
Genre romance, drame
Mon évaluation ***
Une histoire d'amour à la fois drôle et triste où le temps est le plus grand adversaire des deux amants.
L'histoire
Lorsqu'elle
atteint la cinquantaine, Léa de Lonval, courtisane de renom, songe avec
délice aux joies de la retraite. Un grand lit pour elle toute seule, du
temps libre à volonté... C'est sans compter sur la passion brusque et
imprévue qui la lie soudain à Chéri, le fils d'une de ses
"ex-collègues". Ensemble, ils vivent quelques années de bonheur
insouciant où ils s'appliquent chacun à garder, du moins en façade, de la
distance par rapport à leur relation.
Ainsi, lorsque Chéri se marie à une jeune demoiselle, Léa feint la
compréhension et l'indifférence. Pourtant, l'un et l'autre réaliseront
vite qu'ils ne peuvent connaître le véritable amour l'un sans l'autre.
Mon avis
L'ambiance "Belle époque" (aaah ces
robes, ces chaussures, ces bijoux, ces salles de bain!), le talent des
acteurs et le côté doux-amer de ce film m'ont résolument séduite.
Michelle Pfeiffer y campe avec une grâce fragile cette courtisane qui
découvre l'amour trop tard et fait courageusement face à
l'âge. Avec une classe extraordinaire, elle donne vie à ce personnage
tragique sans jamais verser dans le pathos. Son partenaire dans le
film, Rupert Friend (qui jouait Mr Wickham dans le "Pride &
Prejudice" de Joe Wright) incarne de manière convaincante le jeune dandy
immature et insouciant qu'est Chéri. La très talentueuse Kathy Bates
vient renforcer de son charisme ce très beau casting.
"Chéri" aborde avec beaucoup de légèreté le thème difficile de l'âge et
de la vieillesse ainsi que celui des relations entre partenaires
séparés par l'âge. La relation entre Chéri et Léa est condamnée dès le
début de leur histoire à n'être qu'éphémère et pourtant on se prend à
espérer que les règles du jeu puissent changer.
Le film m'a en tout cas donné envie de découvrir l'œuvre de Colette que (honte sur moi!) je n'ai encore jamais lue. Je vous le recommande donc!
09 mars 2009
Che, 1ère partie: l'Argentin
Réalisation: Steven Soderbergh
D'après "Reminiscences of the Cuban Revolutionary War" (mémoires d'Ernesto Guevara)
Année: 2009 (sortie en Belgique)
Genre: historique
Mon avis: ***
Steven Soderbergh signe une fresque historique puissante et passionnante
et dépeint avec subtilité la personnalité de celui qui, aujourd'hui, a
dépassé le statut de personnage historique pour celui de véritable
icône.
L'histoire
1956:
Fidel Castro rassemble une armée de rebelles au sein du "Mouvement du
26 juillet" pour renverser le dictateur cubain Batista. Parmi eux,
Ernesto Guevera, un jeune médecin argentin s'illustre en tant que
combattant et leader d'opinion et obtient rapidement le poste de
commandant. Deux ans de guérilla seront nécessaires pour renverser le
pouvoir en place...
Mon avis
Si réaliser un film convaincant sur
la vie du Che sans verser dans la démagogie, l'adulation ou la
condamnation est un exercice périlleux, incarner un symbole sans
devenir un cliché l'est encore davantage! C'est pourtant un pari que
Benicio Del Toro remporte haut la main. Il incarne un Che à la fois
charismatique et fragile (victimes de nombreuses crises d'asthme),
humaniste et impitoyable, brillant et autoritaire. Ce rôle lui a
d'ailleurs valu la Palme de l'interprétation masculine à Cannes.
Pour
ce film basé sur des réminiscences du Che lui-même, Soderbergh a opté
pour un montage fractionné qui bascule sans prévenir d'une époque à
l'autre, d'un événement au suivant... Parti pris étonnant, les scènes
illustrant la période de la révolution cubaine sont en couleurs tandis
que celles dépeignant le rôle d'Ernesto Gueverra comme Ministre de
l'Industrie sont en noir et blanc. Ces dernières (années 60) étant
pourtant postérieures à celles-là (fin des années 50).
L'utilisation de l'espagnol renforce le caractère réaliste du film et lui donne une couleur et une atmosphère inimitable.
On
ressort de la salle de cinéma comme d'une plongée dans un autre temps
et un autre lieu. Les idées défendues par les révolutionnaires cubains,
quant à elles, ne nous faussent pas compagnie. Une chose est sûre, je
serai dans la salle lors d'une des projections de la seconde partie de
cette fresque.
23 février 2009
Slumdog Millionaire rafle les Oscars!
Je vous parlais ici de ce véritable coup de cœur cinématographique. Apparemment, il n'est pas uniquement à mon goût mais aussi à celui de beaucoup d'autres.
Hier, Slumdog Millionaire s'est vu décerné une nouvelle reconnaissance officielle en raflant pas moins de 8 oscars: Meilleur Film, Meilleur réalisateur, Meilleure Photographie, Meilleure adaptation (du roman de Vikas Swarup, rappelons-le), Meilleur montage, Meilleur son, Meilleure musique originale et Meilleure chanson.
Si vous ne l'avez pas encore vu, je ne peux que vous encourager à découvrir cet excellent film qui restera sans doute un de mes meilleurs moments cinéma 2009!
28 janvier 2009
Le livre du cimetière fait parler de lui!
« The Graveyard Book », dernier roman du talenteux Neil Gaiman, dont je vous parlais là, fait parler de lui ces derniers jours!
Ce lundi 26 janvier, il a été récompensé par la « Newbery Medal », un prix littéraire décerné chaque année a l’auteur du meilleur livre pour enfant américain par l’Association for Library Service to Children.
Par ailleurs, pas plus tard qu’hier, Neil Gaiman a annoncé que l’adaptation cinématographique du livre serait réalisée par Neil Jordan (« Entretien avec un vampire », « La Compagnie des loups »).
De quoi augurer le meilleur pour l’avenir de ce sympathique roman dont la traduction française est attendue dans les prochaines semaines.
Merci à www.elbakin.net grâce à qui je peux m’informer de l’actualité de mes auteurs fantasy préférés! ;-)









