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Le blog d'une bibliovore qui s'assume: mes coups de coeur, déceptions, découvertes, aventures, rêves et cauchemars littéraires!

25 avril 2009

Chéri

Cheri

Réalisation Stephen Frears
D'après le roman de
Colette ("Chéri" et "La fin de Chéri")
Année
2009
Genre
romance, drame
Mon évaluation
***

Une histoire d'amour à la fois drôle et triste où le temps est le plus grand adversaire des deux amants.

L'histoire

Lorsqu'elle atteint la cinquantaine, Léa de Lonval, courtisane de renom, songe avec délice aux joies de la retraite. Un grand lit pour elle toute seule, du temps libre à volonté... C'est sans compter sur la passion brusque et imprévue qui la lie soudain à Chéri, le fils d'une de ses "ex-collègues". Ensemble, ils vivent quelques années de bonheur insouciant où ils s'appliquent chacun à garder, du moins en façade, de la distance par rapport à leur relation.

Ainsi, lorsque Chéri se marie à une jeune demoiselle, Léa feint la compréhension et l'indifférence. Pourtant, l'un et l'autre réaliseront vite qu'ils ne peuvent connaître le véritable amour l'un sans l'autre.

Mon avis

cheri2L'ambiance "Belle époque" (aaah ces robes, ces chaussures, ces bijoux, ces salles de bain!), le talent des acteurs et le côté doux-amer de ce film m'ont résolument séduite.

Michelle Pfeiffer y campe avec une grâce fragile cette courtisane qui découvre l'amour trop tard et fait courageusement face à l'âge. Avec une classe extraordinaire, elle donne vie à ce personnage tragique sans jamais verser dans le pathos. Son partenaire dans le film, Rupert Friend (qui jouait Mr Wickham dans le "Pride & Prejudice" de Joe Wright) incarne de manière convaincante le jeune dandy immature et insouciant qu'est Chéri. La très talentueuse Kathy Bates vient renforcer de son charisme ce très beau casting.

"Chéri" aborde avec beaucoup de légèreté le thème difficile de l'âge et de la vieillesse ainsi que celui des relations entre partenaires séparés par l'âge. La relation entre Chéri et Léa est condamnée dès le début de leur histoire à n'être qu'éphémère et pourtant on se prend à espérer que les règles du jeu puissent changer.

Le film m'a en tout cas donné envie de découvrir l'œuvre de Colette que (honte sur moi!) je n'ai encore jamais lue. Je vous le recommande donc!

Posté par Keltia3 à 18:25 - Films - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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09 mars 2009

Che, 1ère partie: l'Argentin

che_argentin

Réalisation: Steven Soderbergh
D'après
"Reminiscences of the Cuban Revolutionary War" (mémoires d'Ernesto Guevara)
Année:
2009 (sortie en Belgique)
Genre:
historique
Mon avis:
***

Steven Soderbergh signe une fresque historique puissante et passionnante et dépeint avec subtilité la personnalité de celui qui, aujourd'hui, a dépassé le statut de personnage historique pour celui de véritable icône.

L'histoire

1956: Fidel Castro rassemble une armée de rebelles au sein du "Mouvement du 26 juillet" pour renverser le dictateur cubain Batista. Parmi eux, Ernesto Guevera, un jeune médecin argentin s'illustre en tant que combattant et leader d'opinion et obtient rapidement le poste de commandant. Deux ans de guérilla seront nécessaires pour renverser le pouvoir en place...

Mon avis

Si réaliser un film convaincant sur la vie du Che sans verser dans la démagogie, l'adulation ou la condamnation est un exercice périlleux, incarner un symbole sans devenir un cliché l'est encore davantage! C'est pourtant un pari que Benicio Del Toro remporte haut la main. Il incarne un Che à la fois charismatique et fragile (victimes de nombreuses crises d'asthme), humaniste et impitoyable, brillant et autoritaire. Ce rôle lui a d'ailleurs valu la Palme de l'interprétation masculine à Cannes.

Pour ce film basé sur des réminiscences du Che lui-même, Soderbergh a opté pour un montage fractionné qui bascule sans prévenir d'une époque à l'autre, d'un événement au suivant... Parti pris étonnant, les scènes illustrant la période de la révolution cubaine sont en couleurs tandis que celles dépeignant le rôle d'Ernesto Gueverra comme Ministre de l'Industrie sont en noir et blanc. Ces dernières (années 60) étant pourtant postérieures à celles-là (fin des années 50).

L'utilisation de l'espagnol renforce le caractère réaliste du film et lui donne une couleur et une atmosphère inimitable.

On ressort de la salle de cinéma comme d'une plongée dans un autre temps et un autre lieu. Les idées défendues par les révolutionnaires cubains, quant à elles, ne nous faussent pas compagnie. Une chose est sûre, je serai dans la salle lors d'une des projections de la seconde partie de cette fresque.




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