21 décembre 2009
Offrir des livres
En cette période de fêtes, la plupart d'entre nous a l'esprit tourmenté par une quête répétée chaque année... la recherche des cadeaux ! Calvaire ou plaisir, c'est selon (mais plus on se rapproche du jour 'J' et plus ça s'approche de la première proposition), l'occasion peut aussi se révéler le moment idéal de partager sa passion pour la lecture. Qui parmi vous offrira des livres pour Noël ?
Un choix infini
Placer des livres au pied du sapin, c'est une bonne idée mais quel type d'ouvrage choisir ? A défaut de cibler directement une œuvre spécifique, on peut déjà faire un choix sur la catégorie et le genre de livre. Pour les enfants, une foule d'excellents ouvrages 'jeunesse' existent. Ceux qui n'ont pas trop le temps de lire seront ravis de recevoir un 'beau livre' à feuilleter ou même à exposer, en guise de déco. Le/la passionné(e) de cuisine, bricolage, déco, ... se verra offrir un livre pratique lui permettant d'expérimenter de nouvelles réalisations. Et puis, il y a les romans et B.D., qui offrent le choix le plus étendu et se révèlent d'autant plus compliqués à choisir.
Valeur sûre ou découverte ?
Toutes les librairies proposent une sélection de nouvelles sorties, parfois accompagnées de commentaires du libraire himself. Offrir un bestseller, voire le livre dont tout le monde parle, peut être une option (encore faut-il être sûr que celui à qui vous le destiner n'ait pas déjà cédé à la pression publicitaire ou ne se le soit pas fait offrir d'ailleurs).
Autre solution : offrir un livre que vous avez particulièrement aimé et dont vous pensez qu'il pourrait plaire à l'heureux/heureuse élu(e). Là encore se pose un choix : aller dans le sens des goûts connus de la personne (un amateur de thriller recevra un roman d'Harlan Coben par exemple) ou étendre un peu ses préférences vers un style qu'il/elle ne connaît pas encore (un roman qui mêle thriller et fantastique, un thriller historique...).
Un atout non négligeable...
... le livre est facile à emballer (et pour moi, c'est un avantage de taille!).
Le livre peut aussi se combiner à d'autres éléments. Par exemple, pourquoi ne pas offrir le roman accompagné du DVD de son adaptation cinématographique (ou d'un ticket pour le cinéma) ? Ou l'accompagner d'un CD qui s'accorde parfaitement avec l'ambiance qui s'en dégage ? Ou d'un objet qui illustre un mot de son titre ?
Alors, chez qui d'entre vous y aura-t-il des livres au pied du sapin?
04 août 2009
Comment gérer sa bibliothèque
Quand on ne possède que quelques livres, il n'est pas très compliqué de gérer ses possessions, de se souvenir qu'on a prêté le dernier King à son voisin, de mettre la main sur le thriller qu'on a acheté spécifiquement pour lire à la plage, d'éviter les achats en double. Mais lorsque la collection s'élève à plusieurs centaines d'ouvrages, c'est une autre histoire!
Heureusement, l'informatique est là pour venir en aide aux acheteurs compulsifs de livres! Ainsi, si vous n'êtes pas allergique aux ordinateurs, vous pouvez, en quelques clics, gérer votre bibliothèque et garder un œil sur la liste des livres que vous avez prêtés ou qu'on vous a prêtés.
Un de mes collègues (il se reconnaitra s'il passe par là!) m'a recommandé un programme de ce genre, nommé 'Book Collector'. Il permet de créer très simplement une base de données des livres que l'on possède (en insérant leur ISBN ou leur titre/auteur) et offre toute une série de fonctionnalités utiles.
Par exemple, chaque livre de votre collection est décrit dans une fiche qui reprend l'illustration de couverture, le résumé du livre, ... et qui est personnalisable. On peut notamment y indiquer l'état du livre (pratique si on le prête), si on l'a déjà lu ou non, à qui il appartient, combien il a coûté, en quelle année on l'a lu/acheté, où il est rangé, ... On peut aussi y ajouter une critique et une appréciation personnelle.
Enfin, on peut également indiquer quels livres on a prêté et à qui, la date de retour prévue, etc.
Je n'ai pas encore testé toute l'étendue des possibilités offertes par cet outil mais ça me semble pas mal! Si vous êtes intéressé, on peut télécharger une version d'essai (on ne peut qu'insérer 100 livres max) sur le site suivant: http://www.collectorz.com/book.
C'est le seul outil du genre que je connaisse, si certains d'entre vous en ont d'autres à recommander, n'hésitez pas à l'indiquer dans les commentaires!
25 mars 2009
Lire pour déchiffrer le monde
Rencontrer une sorcière, vaincre un dangereux psychopathe, prendre le thé avec une héroïne de Jane Austen, être témoin de la Révolution française, changer de sexe, rajeunir, voyager dans l’espace... J’ai déjà fait tout ça! Vous ne me croyez pas? Pourtant, je parie que vous aussi...
Comment ce prodige est-il possible? Grâce aux livres pardi! Bien malheureux ceux qui sont privés de ces expériences.
Dans le Muze du mois de mars, j’ai découvert le point de vue très intéressant d’Alberto Manguel à ce sujet. L’écrivain revendique une position radicale qui me plaît énormément: les livres sont essentiels à la compréhension du monde. En offrant au lecteur la possibilité d’expérimenter un éventail d’expériences plus large qu’il ne pourra en avoir dans sa vie, la littérature nous permet de déchiffrer les éléments qui nous entourent.
Pour lui, il est donc essentiel que chaque citoyen soit initié à la lecture et en découvre les richesses. Ouvrir le grand public à la lecture est “une question de résistance”. En devenant lecteur, on “prend le pouvoir”.
De quoi couper court aux réflexions de ceux pour qui la lecture est une perte de temps.
Et vous, qu’en pensez-vous?
25 novembre 2008
Je lis, you read, hij leest...
Lire en version originale: un défi, un plaisir, une torture? A l'heure où les ouvrages en langues étrangères en format poche se trouvent sur les étals des grandes librairies (du moins en anglais) et peuvent être achetés en un simple clic sur la toile, s'en procurer ne fait en tout cas plus obstacle!
Avez-vous franchi le pas? Ou n'avez-vous pas poussé plus loin que les lectures imposées au cours de vos études? Personnellement, je l'ai franchi allègrement il y a quelques années en me lançant dans la lecture d'Harry Potter (and the Order of the Phoenix) en version originale. Une véritable révélation!
Certes, il y a probablement des détails qui m'échappent, des subtilités de langue que je ne perçois pas mais quel plaisir de découvrir le style de l'auteur sans intermédiaire ni dégradation. Quel plaisir également d'apprécier la musicalité des phrases et les expressions savoureuses impossibles à traduire (sans vouloir déprécier le travail des traducteurs qui, la plupart du temps, font un travail formidable)!
Depuis, j'essaie de lire régulièrement dans une autre langue. Si je lis plus doucement, si je dois relire les premières pages à plusieurs reprises avant d'en apprécier le sens, je ressens néanmoins une satisfaction énorme lorsque je tourne la dernière page. C'est un peu comme revenir de voyage, la tête pleine de couleurs et d'images d'une autre culture.
Si vous possédez des connaissances de base d'une langue, je ne peux que vous recommander de vous lancer dans l'aventure. Vous ne serez pas déçu (et vous ne devrez plus attendre la sortie des traductions)!
20 novembre 2008
Lire, bon pour la santé?
Je ne sais pas exactement d'où m'est venue cette question. Toujours est-il qu'il y a quelques jours, je me suis interrogée sur l'impact de la lecture sur la santé. Pas besoin de rapports scientifiques pour me prouver que les livres contribuent à mon équilibre quotidien! Mais y a-t-il des études qui ont observé les impacts concrets de la lecture sur la santé? Je sais déjà qu'il existe une thérapie par les livres, la "bibliothérapie" (elle existe d'ailleurs sous des formes multiples) mais en-dehors de cela?
Investigation sur le web
En général, quand je me pose ce genre de question, Google est mon ami! Il ne me trahit quasi jamais. Effectivement, près avoir farfouillé quelques minutes sans résultat valable, je suis tombée sur un rapport de la "Reading Agency", une association de charité britannique qui vise à rendre la lecture accessible à tous (noble combat!). Bon, le rapport est daté de 2003 mais je suppose que son contenu est toujours valable aujourd'hui...
Bon pour l'esprit... et le corps
Après avoir procédé à de nombreuses enquêtes auprès d'un échantillon représentatif de la population (pour les détails, voir le lien ci-dessous vers le rapport), la Reading Agency aboutit aux conclusions suivantes:
Contrairement à ce qu'on pourrait croire au premier abord, lire n'est pas seulement bénéfique pour l'enrichissement personnel et le développement de l'esprit critique. La lecture, en stimulant l'imagination, a un effet relaxant et déstressant: tout bénéfice pour la santé! Elle favorise également l'estime de soi et l'équilibre mental. Lorsque le lecteur se trouve confronté à des personnages vivant des situations problématiques dans lesquelles il se reconnaît, cela favorise la résolution ou l'acceptation de ses propres problèmes et peut avoir dans ce cas un effet thérapeutique.
De plus, les lecteurs réguliers sont souvent mieux informés dans un tas de domaines, ce qui leur permet de prendre des décisions réfléchies (le Conseil Canadien sur l'Apprentissage a d'ailleurs publié un communiqué sur le sujet qui tend à montrer que les personnes lisant quotidiennement sont en meilleures santés grâce à la "culture en matière de santé" qu'elles développent. L'impact de la lecture sur la santé serait plus important que le niveau d'éducation). Ce sont des autodidactes, capable d'apprendre par eux même et d'interpréter correctement les informations auxquelles ils ont accès.
Enfin, lire favorise les liens sociaux puisque les lecteurs ont tendance à échanger entre eux leurs opinions à propos des livres qu'ils ont lu. De plus, la littérature ouvre l'esprit sur l'autre et ses problèmes.
En savoir plus
Passionnant non? Si vous lisez l'anglais, le rapport se trouve ici.
03 novembre 2008
Son poignard d'Ingres
C'est sous ce vocable original que Maurice Leblanc désignait le personnage qui fit son succès: Arsène Lupin (anecdote découverte dans cet ouvrage). De quoi surprendre pas mal d'amateurs du gentleman cambrioleur: l'auteur ferait-il preuve d'ingratitude face à la renommée littéraire procurée par sa création?
En détournant la fameuse expression du "violon d'Ingres", Maurice Leblanc cherchait à exprimer les sentiments ambigus qui l'affectaient. S'il prenait plaisir à rédiger les aventures du plus célèbre cambrioleur du XXème siècle, l'auteur souhaiterait désespérément faire reconnaître ses talents d'écrivain dans d'autres genres littéraires plus "sérieux".
A la même époque, de l'autre côté de la Manche, un autre auteur étouffe sous le succès de son personnage. Ce dernier est à l'opposé du cambrioleur puisqu'il est le plus célèbre détective de son temps: Sherlock Holmes. Arthur Conan Doyle déclare même à son sujet: " Je le tuerai ou c'est lui qui me tuera!". Il met sa menace à exécution dans "Le Problème final" qui relate la fin de son héros: ce qui lui vaudra la colère de ses lecteurs... jusqu'à ce qu'il publie "Le Chien des Baskerville" (une nouvelle aventure du détective qui se déroule avant la mort de Sherlock Holmes).
Curieuse situation tout de même que celle de ces auteurs littéralement dépassés par le succès de leur personnage... au point d'en devenir prisonnier! Je m'interroge parfois sur l'avenir de J.K. Rowling, par exemple, qui a annoncé vouloir s'éloigner du sorcier le plus célèbre du XXIème siècle pour s'essayer à d'autres genres. Et vous?
28 octobre 2008
Nouvelles
S'il
y a un genre littéraire dont je ne me lasse pas, c'est bien celui de la
nouvelle. Courte, incisive, dense et marquante: une bonne nouvelle
marque durablement l'esprit. Peut-être parce qu'à la différence d'un
"pavé", on peut la lire d'une traite.
Ces derniers temps, je
remarque que mes choix de lecture se portent de plus en plus vers des
recueils de nouvelles. Du moins, j'alterne presque systématiquement la
lecture d'un roman et d'une nouvelle. Ça m'apporte un bol d'air frais
entre deux longues histoires, un peu comme un sorbet rafraîchit le
palais au milieu d'un repas.
Ses origines
Déjà à la fin du Moyen-Age, la nouvelle côtoyait le conte. Les Cents Nouvelles nouvelles, premier recueil du genre, œuvre d'un anonyme, parait entre 1462 et 1466.
Au fil des siècles, les écrivains s'adonnent de plus en plus au genre
(en 1613, Cervantes, l'auteur de Don Quichotte, publie "Les Nouvelles
Exemplaires"). Parfois même, la nouvelle s'insère dans un roman où elle
tient lieu de digression dans l'intrigue principale, sous la forme, par
exemple d'un récit conté par un personnage de l'histoire.
Au XIXème siècle, la nouvelle devient un véritable phénomène. Elle est
publiée dans les journaux, tous les écrivains célèbres s'essaient au
genre, ...
Aujourd'hui, la nouvelle reste un genre apprécié par le grand public.
En France, on compte pas moins de 120 concours de rédaction de nouvelles par année...
Ses caractéristiques
Courte (difficile de fixer un nombre précis de pages,
mais on en compte en général moins de 100), la nouvelle se fixe sur un
seul événement. Elle compte en général peu de personnages et joue avant
tout sur la création d'une ambiance, d'une atmosphère.
Le défi, pour l'écrivain, est de parvenir, en un nombre restreint de
pages, à capter l'attention du lecteur et à le "faire entrer" dans
l'histoire. Dès lors, chaque mot est essentiel, on ne s'embarrasse pas
de descriptions inutiles.
Souvent, la chute est inattendue. Elle révèle un élément inconnu qui
remet en cause toute l'histoire, elle s'arrête brusquement sur un
instant-clé (un peu comme un arrêt sur image), ...
Des recueils et des nouvelles à lire
Je les ai lus et ils m'ont plu:
Recueils
- Edgar Allan Poe, Histoires Extraordinaires (et Nouvelles Histoires Extraordinaires)
- Oscar Wilde, The Canterville Ghost & Other Stories
- JRR Tolkien, Faërie (on pourrait rapprocher ses nouvelles du conte mais soit, c'est très agréable à lire!)
- Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
- Mélanie Fazi, Serpentine
- Roald Dahl, The Collected Short Stories (des chutes souvent noires et cyniques, à des kilomètres de Mathilda!)
- Marguerite Yourcenar, Nouvelles Orientales (magnifique!)
Nouvelles
- Bartleby le scribe, Herman Melville
- L'éternelle histoire, Karen Blixen
- La Vénitienne, Vladimir Nabokov
- Sarrasine, Balzac
J'en ai certainement oublié beaucoup! Je complèterai au fur et à mesure... Vous en avez d'autres à conseiller?
24 octobre 2008
Publications d'outre-tombe
Hier, Flammarion annonçait la sortie de "Confessions d'une religieuse", l'autobiographie posthume de Soeur Emmanuelle. Je ne suis pas une catholique invétérée mais j'avais (et j'ai toujours) beaucoup de respect et d'admiration pour la personnalité hors du commun et l'engagement de Soeur Emmanuelle. J'envisage donc d'acquérir cet ouvrage qui attise ma curiosité.
Certains qualifieront sans doute cette sortie de "coup de force" commercial (même si tous les bénéfices seront reversés à l'association de Soeur Emmanuelle, ASMAE) mais, personnellement, je prends ça un peu comme un clin d'oeil de sa part, venu d'outre-tombe, comme si "elle était toujours là".
Les publications posthumes, souhaitées par voie testamentaire par l'auteur, exercent toujours une sorte de fascination sur moi. Agatha Christie, par exemple, avait préparé un manuscrit relatant la fin d'Hercule Poirot ("Poirot quitte la scène") à publier après sa mort. Elle s'assurait ainsi que son personnage ne serait pas "repris" par un autre auteur et qu'il mourrait, en quelque sorte, avec elle. Le dernier tour de force de la reine du crime!
Vous en connaissez d'autres?
08 octobre 2008
Les 7 récits originels
Ça sonne un peu comme le 13ème conte, non?
Et si toutes les histoires du
monde n'étaient que des variantes de 7 récits originels? J'en vois déjà
bondir: quelle idée réductrice! Les œuvres de Jane Austen, d'Alexandre
Dumas, de Victor Hugo, d'Edgar Allan Poe, ... ne seraient que de
vulgaires "resucées" de mythes fondateurs? Impossible!
Je suis de cet avis, moi aussi, mais l'idée m'intrigue... 7: le chiffre
magique, celui des contes de fée, celui qui résume tout (les 7
merveilles du monde antique, les 7 arts du début du XXème, ...). Ça a
de quoi faire rêver, non?
C'est un certain monsieur Christopher Booker, journalise et auteur
britannique de son état, qui a dévoilé cette théorie de 7 "basic plots", après plus de 30
ans de recherches, dans un livre publié en 2005 et intitulé "The Seven
Basic Plots: Why we tell stories". Il n'est pas le premier à avoir
élaboré une liste de scénarios-clé de la littérature, loin de là. Un
certain Foster-Harris réduit l'ensemble des histoires à 3 thématiques
essentielles, Ronal B. Tobias en dénombre pas moins de... 20!
Mais peu importe ses prédécesseurs, c'est Mr Booker qui a retenu mon
attention. Peut-être parce que sa théorie est, à ma connaissance,
l'étude la plus récente publiée sur le sujet ou alors parce que les 34
ans consacré à cette recherche donne à ses recherches l'aspect d'une
sorte de quête du Graal.
Alors, en gros, quels sont les 7 "récits-noyaux" définis par Booker dans
son bouquin de plus de 700 pages? Avant de les détailler, deux
précisions utiles: Booker ne prend en compte que la littérature
occidentale et admet qu'il existe pas mal d'histoires, surtout parmi
celles publiés ces 200 dernières années, qui peuvent être classées dans
plusieurs des 7 catégories voire dans aucune d'entre-elles (les romans policiers, par exemple, échappe le plus souvent à cette classification).
1. L'affrontement du monstre
C'est l'histoire de Dracula, d'Hansel et Gretel mais aussi, d'Harry
Potter. Le héros se voit contraint de se battre pour sa vie face contre
un monstre terrifiant, tout puissant, qui menace sa vie.
2. De la misère à la richesse
Un personnage, à première vue insignifiant, dévoile un talent
insoupçonné et se "fait une place dans le monde". On pense au "Vilain
petit canard", à Cendrillon (qui révèle une beauté cachée derrière ses
guenilles). Parmi mes lectures récentes, je classerais "J.A.B." dans
cette catégorie.
3. La quête
Le héros se fixe un objectif dont l'accomplissement n'a pas de prix
(ex: sauver le monde). Il entreprend l'impossible pour parvenir à
réaliser cette mission. Des exemples? Le Seigneur des Anneaux
évidemment! Mais aussi toutes les histoires portant sur la quête du
Graal, ...
4. Voyage et retour
C'est l'histoire de "Bilbo le Hobbit", d'Alice au Pays des
Merveilles, du Magicien d'Oz ou de Narnia. Le personnage central
entreprend un voyage (seul ou accompagné) vers un lieu complètement
coupé de son monde d'origine. Au début, tout semble merveilleux mais
les dangers ne tardent pas à apparaître. Après une évasion dramatique,
il retrouve son univers familier.
5. Comédie
On n'y retrouve pas forcément d'élément humoristique: tout part
d'un énorme malentendu qui devient bientôt un nœud inextricable entre
les personnages. Finalement, au grand soulagement de tous, tout
s'éclaircit et rentre dans l'ordre. C'est le scénario de base de
beaucoup de livres de Jane Austen, de comédies de Shakespeare et de
Molière, ...
6. Tragédie
Les défauts ou le manque de confiance d'un personnage le mènent
inexorablement vers une fin tragique ou un désastre. On pense à "Le
Rouge et le Noir" de Stendhal, à "Madame Bovary" ou au "Portrait de
Dorian Gray".
7. Renaissance, résurrection
Un sentiment croissant de menace pèse sur l'histoire tandis qu'une
force négative s'approche du héro puis finalement s'en empare. Après un
moment, alors que tout semble indiquer que le mal a triomphé, la
situation s'inverse. Le héros se rachète, souvent grâce à la force de
l'amour. Beaucoup de contes de fée se brodent sur ce canevas, le "Conte
de Noël", de Dickens, également.
Alors, convaincu(e)? Personnellement je n'en ai aucune idée! Je pense simplement que cette théorie a le mérite de faire réfléchir autrement sur la littérature, et, en ce sens, est enrichissante pour tout amateur de livres. Je n'ai pas encore lu le bouquin de Mr Booker (je me base ici sur de multiples chroniques du web anglophone car le livre n'est pas encore paru en français, je pense) mais je pense m'y mettre un jour ou l'autre.
En savoir plus
Sur les autres théories (en anglais)
Un critique clairement déçu (en anglais)
Des critiques plutôt positives de membres d'une communauté d'écrivains (en anglais)
23 septembre 2008
L'ISBN décrypté
ISBN (International Standard Book Number). Si vous aimez les livres, si vous consultez régulièrement Amazon ou les sites de bookcrossing, il y a de grandes chances que vous ayez déjà croisé cet acronyme. La plupart d'entre vous connaissent sans doute sa fonction: identifier, de manière unique, chaque livre publié. Un système très efficace qui permet de retrouver à la vitesse de l'éclair toutes les informations sur un livre en particulier et qui facilite le travail de gestion des professionnels du livre. On retrouve l'ISBN au dos du livre, généralement au-dessus du code barre.
A première vue, l'ISBN ressemble à une suite de chiffres sans queue
ni tête. Pourtant, sa composition ne doit rien au hasard. Envie de
percer les secrets de ce code mystérieux? Suivez le guide!
Prenons un exemple au hasard, dans ma bibliothèque: 978-2-253-15139-5.
13 chiffres, 5 parties
Vous le voyez, l'ISBN se compose de 13 chiffres et de 5 parties, séparées par des tirets.
Jusqu'au 1er janvier 2007, les ISBN se composaient de 10 chiffres. On est passé du code ISBN à 10 chiffres au code à 13 chiffres parce
que le nombre d'ISBN non attribués approchait dangereusement du zéro. Les éditeurs en
étaient donc réduits à négocier entre eux pour réutiliser un ISBN qui
n'était plus attribué (livre non ré-édité,...).
Passer à 13 chiffres a également permis de synchroniser ISBN et code barre (qui se compose en général de 13 chiffres).
Les trois chiffres supplémentaires se placent en tête du code
(978). On peut donc conclure que le livre dont il s'agit a été édité
après le 1er janvier 2007.
978
Il s'agit toujours de 978. Ce code identifie en fait le produit en tant que "livre" dans le système EAN (European Article Numbering), qui est le système d'identification de tous les produits de consommation (on l'utilise pour composer les codes barres).
2
Cette partie identifie la zone géographique ou la langue à laquelle appartient l'éditeur. Elle se compose tantôt d'un seul chiffre (comme ici) ou de plusieurs (jusqu'à 5). 0 et 1 correspondent aux éditions anglophones, 2 aux éditions francophones, 3 aux éditions germanophones, ...
Pour consulter la liste de tous les codes, cliquez ici.
253
Ce code permet d'identifier l'éditeur de la production. Il se compose d'1 à 7 caractères, le nombre de caractères dépendant de la quantité d'ouvrages édités par l'éditeur (moins il y a de chiffres, plus c'est un éditeur important).
Une rapide recherche sur Google permet de déterminer qu'il s'agit dans ce cas du "Livre de Poche".
15139
Il s'agit du numéro que l'éditeur attribue à l'ouvrage dans sa collection. Ce nombre varie en longueur (plus il est grand, plus l'éditeur a une production importante). Le cas échéant, on y ajoute quelques zéros pour que le nombre de chiffres de l'ISBN soit égal à 13.
5
C'est le code de vérification qui permet de s'assurer que l'ISBN est
bien valide. Il résulte d'un calcul réalisé à partir des autres
chiffres composant l'ISBN.
De quel livre s'agit-il?
Maintenant que l'on a compris l'utilité de chaque chiffre du code, reste à identifier l'ouvrage mystérieux. Rien de plus facile: rendez-vous sur Amazon. Tapez le code dans le champs de recherche... et vous tombez directement sur la page correspondante où vous voyez apparaître la couverture etc. Magique!
En savoir plus...
Le site de l'AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre)








