31 octobre 2008
Last Quarter
Titre Last Quarter (3 tomes)
Auteur Ai Yazawa
Genre Manga / BD
Publication 1998
Pages environ 180 pages par tome
Mon évaluation ***
En résumé
Mizuki, une jeune et jolie lycéenne,
quitte le domicile familial pour vivre avec Adam, un jeune musicien
mystérieux rencontré par une nuit de pleine lune. Après plusieurs jours
de bonheur, Adam annonce à Mizuki qu'il doit partir, le soir où la lune
sera à son dernier quartier, et lui propose de l'accompagner...
Quelques temps plus tard, Hotaru, une petite fille à la recherche de son chat, s'approche d'une grande maison. Attirée par le son du piano, elle entre et rencontre une jeune fille mystérieuse et solitaire. Mais lorsqu'elle veut présenter cette dernière à ses amis... elle se rend compte qu'elle seule peut la voir.
Mon avis
Autant vous prévenir tout de suite, je ne suis pas
une fan inconditionnelle de manga. Je dirais même que je suis très très
difficile dans mes choix de lecture dans ce domaine. Mon premier
critère, c'est le dessin. Je trouve, sans me prétendre connaisseuse
dans le domaine, que beaucoup de manga semblent 'beaux' vus de
l'extérieur (les couvertures sont souvent soignées) mais sont décevants
dès qu'on tourne quelques pages.
J'ai trouvé dans les séries d'Ai Yazawa (Nana, Paradise Kiss, Last Quarter...), un style graphique qui me plaît beaucoup. Très inspirée par la mode (surtout par la styliste anglaise Vivienne Westwood), Ai Yazawa soigne particulièrement le look de ses personnages. A ses dessins se mêlent parfois des photographies d'objets, de paysages, ...
Je précise en passant pour ceux qui connaissent que je n'ai pas retrouvé du tout cette qualité graphique dans les animés inspirés de Nana qui sont diffusés à la télévision.
Mon second critère, pour les mangas, c'est l'histoire. Pour l'instant,
je me suis plutôt limitée aux shojos (mangas pour fille) parce que les
scènes de combat mangas me laissent froide. Mais les shojos où on ne
voit que des lycéens baver devant les petites culottes qu'ils peuvent
apercevoir sous les mini-jupes de leurs condisciples, très peu pour
moi, merci! (la petite culotte est un grand fantasme pour eux
apparemment!).
Les mangas d'Ai Yazawa ont souvent pour thématique l'amitié, la difficulté dans les relations familiales et amoureuses, la musique et les groupes rock, ... On y retrouve toujours une bonne dose d'humour mais en général, il y a un fond.
"Last Quarter" est une agréable petite série (3 tomes seulement et l'histoire est terminée!) qui se laisse lire facilement et dont l'ambiance correspond tout à fait à la saison. Si vous êtes d'habitude allergiques aux mangas mais que vous voulez quand même découvrir ce style, n'hésitez pas!
(les garçons peuvent aussi apprécier, mon copain les a lus aussi!)
30 octobre 2008
Le prix Médicis
Si le prix Femina est l'adversaire par excellence du prix Goncourt, le prix Médicis a longtemps été considéré comme le mari effacé de celui-là. Né une année après le prix des femmes de "La Vie Heureuse", le Médicis a toujours été décerné, jusqu'à cette année, le même jour que le Femina, à l'hôtel Crillon.
Cette année, alors qu'il fête ses 50 ans, le prix Médicis entend se démarquer de cette compagne un peu trop envahissante. Il sera décerné le 5 novembre au Lutetia. L'occasion de revenir sur les spécificités de ce énième prix littéraire...
Les origines
Lancé en 1958 par Jean-Pierre Giraudoux (fils de Jean Giraudoux, écrivain français) et Gala Barbissan (une russe qui "tenait salon" comme cela se faisait dans les années 50), le prix Médicis a pour ambition de récompenser l'ouvrage d'un auteur français encore méconnu qui apporte à la littérature un ton ou un style nouveau. L'œuvre récompensée peut être un roman, un récit ou un recueil de nouvelles.
En 1970, le prix Médicis Étranger a été créé à son tour. En 1985, le prix Médicis Essais a fait son apparition.
(Par contre, je ne trouve nulle trace de l'origine du nom "Médicis". Un rapport avec la rue Médicis de Paris?)
Le fonctionnement
Comme pour le Goncourt et le Femina, c'est un jury qui se charge de sélectionner les œuvres à récompenser parmi les sorties littéraires de l'année. Il rassemble 10 hommes et femmes de lettres, critiques littéraires et journalistes. Je n'ai pas pu trouver la liste actuelle des jurés (il m'en manque un!) mais apparemment, les personnalités suivantes font partie du jury actuel: Michel Braudeau, Jacques Chessex, Dominique Fernandez, Francine Mallet, Jacqueline Piatier, Christine de Rivoyre, Denis Roche, Marcel Schneider et Anne Wiazemsky.
Le lauréat du Médicis se voit récompensé d'un chèque de 686 € (plus que le Goncourt - 10 € - et le Femina - rien - mais bien moins que le Prix Nobel - plus d'un million d'€).
La sélection 2008
On y retrouve pas mal d'ouvrages déjà épinglés par les autres sélections:
Médicis français
Mathieu Belezi - 'C'était notre terre' (Albin Michel)
Tristan Garcia - 'La Meilleure Part des Hommes' (Gallimard)
Carole Hachache - 'La Plage de Trouville' (Stock)
Jean-Marie Blas de Roblès - 'Là où les tigres sont chez eux' (Zulma)
Catherine Lepront - 'La Disparition d'un chien' (Le Seuil)
Patrice Pluyette - 'La Traversée du Mozambique par temps calme' (Le Seuil)
Jean-Paul Enthoven - 'Ce que nous avons de meilleur' (Grasset)
Olivier Rolin - 'Un Chasseur de Lions' (Le Seuil)
Médicis étranger
Ian Mc Ewan - 'Sur la place de Chesil' (Gallimard)
Bernardo Carvalho - 'Le Soleil se couche à Sao Polo' (Métailié)
Sandro Veronesi - 'Chaos calme' (Grasset)
Thomas Pynchon - 'Contre-Jour' (Le Seuil)
Don DeLillo - 'L'homme qui tombe' (Actes Sud)
Charles Lewinsky - 'Melnitz' (Grasset)
Peter Ackroyd - 'La chute de Troie' (Philippe Rey)
Alain-Claude Sulzer - 'Un garçon parfait' (Jacqueline Chambon)
Richard Ford - 'L'Etat des lieux' (L'Olivier)
Denis Johnson - 'Arbre de fumée' (Christian Bourgeois)
29 octobre 2008
Les plus grand succès du XXème siècle
Titre L'histoire des plus grands succès littéraires du XXème siècle
Rédigé sous la direction de Raphaële Vidaling
Genre Documentaire
Publication 2002
Pages 191
Mon évaluation ***
En résumé
"Bonjour Tristesse", "Des souris et des hommes", "L'Amant", "Le Nom de la Rose", "Le Petit Prince", "L'étranger", "Le Seigneur des Anneaux", "A la recherche du temps perdu"... Des titres qui ont marqué la littérature du XXième siècle au point de faire partie de notre culture. Des romans qui, au-delà de leurs qualités littéraires, ont conquis le grand public.
La rédaction de cette "Histoire des plus grands succès littéraires du XXème siècle" revient pour nous sur chacun de ces ouvrages marquants, leur propos, leur auteur et les raisons possibles de leur succès. Des anecdotes sur la vie des auteurs ou le succès inattendu de leurs œuvres, viennent ponctuer chaque description. Quatre pages sont consacrées à chaque roman sélectionné: on y retrouve une grande photo de la couverture d'origine, la première phrase du livre, un résumé de l'intrigue, une biographie de l'auteur, une analyse du succès de l'ouvrage et éventuellement quelques anecdotes.
Mon avis
J'ai découvert ce livre en flânant dans la bibliothèque de ma ville. Pensant qu'il m'aiderait à augmenter ma culture littéraire et à déterminer quelques "lectures essentielles", je l'ai emporté chez moi. C'était une très bonne idée: cet ouvrage est réellement passionnant et, malgré ce que l'on pourrait croire, très agréable et facile à lire.
On y apprend des tas d'anecdotes intéressantes, drôles ou touchantes: Saviez-vous par exemple que c'est vexée d'avoir raté ses examens que Françoise Quoirez, 18 ans, a écrit en 6 semaines "Bonjour Tristesse"? Qu'Agatha Christie a créé le personnage d'Hercule Poirot pour tromper l'ennui en l'absence de son mari, parti à la guerre? Qu'elle s'est inspirée pour ses histoires des poisons et antidotes qu'elle concoctait en tant qu'infirmière? Que Kafka avait exigé de son ami Max Brod qu'il brûle tous ses manuscrits après sa mort, volonté que ce dernier n'a pas respecté puisque Kafka a connût le succès de façon posthume?
En bref, un ouvrage agréable à feuilleter et à lire de temps en temps (ce n'est évidemment pas le genre de livre qu'on lit d'une traite) pour tous les passionnés de littérature. En particulier, pour ceux qui désirent se composer une liste de lecture "XXième siècle".
28 octobre 2008
Nouvelles
S'il
y a un genre littéraire dont je ne me lasse pas, c'est bien celui de la
nouvelle. Courte, incisive, dense et marquante: une bonne nouvelle
marque durablement l'esprit. Peut-être parce qu'à la différence d'un
"pavé", on peut la lire d'une traite.
Ces derniers temps, je
remarque que mes choix de lecture se portent de plus en plus vers des
recueils de nouvelles. Du moins, j'alterne presque systématiquement la
lecture d'un roman et d'une nouvelle. Ça m'apporte un bol d'air frais
entre deux longues histoires, un peu comme un sorbet rafraîchit le
palais au milieu d'un repas.
Ses origines
Déjà à la fin du Moyen-Age, la nouvelle côtoyait le conte. Les Cents Nouvelles nouvelles, premier recueil du genre, œuvre d'un anonyme, parait entre 1462 et 1466.
Au fil des siècles, les écrivains s'adonnent de plus en plus au genre
(en 1613, Cervantes, l'auteur de Don Quichotte, publie "Les Nouvelles
Exemplaires"). Parfois même, la nouvelle s'insère dans un roman où elle
tient lieu de digression dans l'intrigue principale, sous la forme, par
exemple d'un récit conté par un personnage de l'histoire.
Au XIXème siècle, la nouvelle devient un véritable phénomène. Elle est
publiée dans les journaux, tous les écrivains célèbres s'essaient au
genre, ...
Aujourd'hui, la nouvelle reste un genre apprécié par le grand public.
En France, on compte pas moins de 120 concours de rédaction de nouvelles par année...
Ses caractéristiques
Courte (difficile de fixer un nombre précis de pages,
mais on en compte en général moins de 100), la nouvelle se fixe sur un
seul événement. Elle compte en général peu de personnages et joue avant
tout sur la création d'une ambiance, d'une atmosphère.
Le défi, pour l'écrivain, est de parvenir, en un nombre restreint de
pages, à capter l'attention du lecteur et à le "faire entrer" dans
l'histoire. Dès lors, chaque mot est essentiel, on ne s'embarrasse pas
de descriptions inutiles.
Souvent, la chute est inattendue. Elle révèle un élément inconnu qui
remet en cause toute l'histoire, elle s'arrête brusquement sur un
instant-clé (un peu comme un arrêt sur image), ...
Des recueils et des nouvelles à lire
Je les ai lus et ils m'ont plu:
Recueils
- Edgar Allan Poe, Histoires Extraordinaires (et Nouvelles Histoires Extraordinaires)
- Oscar Wilde, The Canterville Ghost & Other Stories
- JRR Tolkien, Faërie (on pourrait rapprocher ses nouvelles du conte mais soit, c'est très agréable à lire!)
- Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
- Mélanie Fazi, Serpentine
- Roald Dahl, The Collected Short Stories (des chutes souvent noires et cyniques, à des kilomètres de Mathilda!)
- Marguerite Yourcenar, Nouvelles Orientales (magnifique!)
Nouvelles
- Bartleby le scribe, Herman Melville
- L'éternelle histoire, Karen Blixen
- La Vénitienne, Vladimir Nabokov
- Sarrasine, Balzac
J'en ai certainement oublié beaucoup! Je complèterai au fur et à mesure... Vous en avez d'autres à conseiller?
27 octobre 2008
Bartleby le scribe
Titre Bartleby le scribe
Auteur Herman Melville
Genre Nouvelle
Publication 1856
Pages 79 (poche)
Mon évaluation ****
En résumé
New-York, XIXème siècle. Le conseiller à la cour de Chancellerie, homme de loi d'âge mûr, est à la tête d'une équipe de deux scribes au caractère bien trempé et d'un jeune assistant. Pour renforcer sa main d'oeuvre, il engage un certain Bartleby. Si ce dernier étonne tout d'abord par son application au travail, il provoque très vite l'incompréhension et la stupéfaction lorsque, sollicité pour remplir certaines tâches, il refuse, sans autre forme d'explication que cette phrase: "je préfère pas".
Au fil des jours, les "préférences" de Bartleby s'affirment de manière de plus en plus fréquente jusqu'à ce que le conseiller se retrouve totalement dépassé par le caractère incongru et imprévisible de son employé et le grotesque de la situation.
Mon avis
Avec "Bartleby", Herman Melville, auteur de Moby-Dick, entraîne le lecteur, à la suite du malheureux narrateur, dans un tourbillon de scènes plus cocasses les unes que les autres... pour son plus grand ravissement! Témoin de la progression de l'envahissement de Bartleby, le lecteur est aux premières loges du spectacle et observe avec incrédulité la situation devenir de plus en plus inextricable. Impossible, face à cet enchaînement grotesque, de ne pas se mettre dans la peau du conseiller pour imaginer comment, dans la même situation, il aurait réagi pour s'extirper de ce cycle infernal! Impossible également de ne pas reconnaître de situations vécues (à moindre échelle) dans les ennuis provoqués par un "incruste" et les difficultés à prendre des décisions radicales.
"Bartleby" m'a énormément rappelé "Mr Bernardin", le voisin encombrant des "Catilinaires", d'Amélie Nothomb. Je ne serais d'ailleurs pas étonnée que ce dernier ait été inspiré par le personnage du scribe.
En bref, une délicieuse nouvelle, distrayante et pleine d'humour, à savourer d'urgence! Merci à Levraoueg pour cette découverte!
24 octobre 2008
Publications d'outre-tombe
Hier, Flammarion annonçait la sortie de "Confessions d'une religieuse", l'autobiographie posthume de Soeur Emmanuelle. Je ne suis pas une catholique invétérée mais j'avais (et j'ai toujours) beaucoup de respect et d'admiration pour la personnalité hors du commun et l'engagement de Soeur Emmanuelle. J'envisage donc d'acquérir cet ouvrage qui attise ma curiosité.
Certains qualifieront sans doute cette sortie de "coup de force" commercial (même si tous les bénéfices seront reversés à l'association de Soeur Emmanuelle, ASMAE) mais, personnellement, je prends ça un peu comme un clin d'oeil de sa part, venu d'outre-tombe, comme si "elle était toujours là".
Les publications posthumes, souhaitées par voie testamentaire par l'auteur, exercent toujours une sorte de fascination sur moi. Agatha Christie, par exemple, avait préparé un manuscrit relatant la fin d'Hercule Poirot ("Poirot quitte la scène") à publier après sa mort. Elle s'assurait ainsi que son personnage ne serait pas "repris" par un autre auteur et qu'il mourrait, en quelque sorte, avec elle. Le dernier tour de force de la reine du crime!
Vous en connaissez d'autres?
23 octobre 2008
The Canterville Ghost...
Titre The Canterville Ghost and Other Stories (Le fantôme de Canterville et autres nouvelles)
Auteur Oscar Wilde
Genre Nouvelles / Classique
Publication du recueil en 2001 (publication des nouvelles au XIXème)
Pages 69
Lu en anglais
Mon évaluation *****
En résumé
Une famille américaine s'installe dans un vieux manoir anglais malgré les avertissements du propriétaire que celui-ci est hanté. Il l'est, en effet... Mais le fantôme, qui terrorise depuis des siècles les habitants de "Canterville Chase", ne se doute pas que terrifier des Américains à l'esprit pragmatique et capitaliste se révélera un défi de taille!
Un homme, obsédé par le souvenir d'une femme mystérieuse dont il était amoureux, ne cesse de chercher à percer son secret.
Un bellâtre sans grand esprit trouve de manière inattendue la clé de la fortune.
Un chiromancien révèle à un jeune lord qu'il est destiné à perpétrer un meurtre. D'abord désemparé face à ce sombre destin, le jeune homme accepte finalement la fatalité du devoir qui lui incombe et cherche à remplir sa mission, convaincu de la justesse de sa décision.
Ces quatre nouvelles du grand écrivain irlandais sont rassemblées dans ce recueil qui comprend également quelques poèmes en prose.
Mon avis
Un véritable plaisir de lecture de la
première à la dernière ligne. Humour "british", mystère, aventure,
passion, folie et tragédie s'enchaînent et se mélangent de façon délicieusement subtile et intelligente. C'était la première fois que je
lisais cet auteur (Eh oui! Ça manquait à ma culture littéraire!) et
j'ai adoré autant au point de vue de la forme que du fond.
Sous certains angles, ses nouvelles m'ont rappelé celles de Maupassant. Oscar Wilde et ce dernier étaient d'ailleurs contemporains, je me demande s'ils se sont influencés ou si c'est l'époque qui leur a donné le même style narratif irrévérencieux, moqueur et cynique sans pour autant verser dans le pathos.
Les quelques poèmes en prose, en fin de recueil, sont particulièrement émouvants et sombres (je pense que la plupart ont été rédigés suite aux 2 années de prison auxquelles il a été condamné pour homosexualité) même s'ils sont plutôt difficile à lire en anglais (beaucoup de formulation en vieil anglais par rapport au reste du recueil qui est très accessible). J'ai eu des frissons en arrivant aux conclusions de certains d'entre-eux.
Bref, je vous recommande chaudement cette lecture! D'autant que le recueil ne coûte que quelques euros...
22 octobre 2008
National Geographic
Second article dans la série "A la recherche du magazine perdu", c'est le "National Geographic" qui est à l'honneur cette fois! Petite précision: je le lis en version anglaise, il peut donc y avoir quelques différences avec l'édition française.
Ligne éditoriale
Sciences, nature, géographie, culture et société:
ces 5 mots résument bien les thématiques les plus
fréquemment abordées dans National Geographic. Le lectorat visé est
"instruit" (certains articles sont assez poussés au niveau
scientifique, tout en restant accessible), masculin comme féminin,
sensible aux thèmes abordés bien sûr mais aussi aux problématiques de
développement durable, de protection de la nature, ... Le baseline de la National Geographic Society est d'ailleurs "Inspiring people to care about the planet".
Particularité: le fait que le magazine
soit rédigé en anglais lui permet d'atteindre un lectorat "mondial" (même s'il
se concentre surtout en occident, selon moi).
Les plus
De
magnifiques photographies (c'est ce qui fait la réputation du
magazine), des articles en général très bien rédigés dans un style
vivant (on a souvent l'impression de lire le compte rendu d'un
explorateur!), des thématiques intéressantes et variées, des rédacteurs
et photographes de tous horizons (de pays, d'âge et de sexes
différents), un site internet qui complète bien le magazine (reportages
vidéos, "making-of" des articles, ... ), le format (plus petit qu'un
A4), des cartes que l'on reçoit avec pratiquement chaque numéro, ...
J'aime
beaucoup lire le courrier des lecteurs. La plupart des messages publiés
sont envoyés par de lecteurs américains et je trouve ça vraiment
intéressant d'apprendre leur point de vue sur certains thèmes d'actualité.
Parfois, on remarque des différences considérables dans la manière de
considérer les événements entre Européens et Américains (et on en voit beaucoup monter au créneau dès qu'on critique la politique américaine).
Enfin, le magazine est bien établi puisqu'il a... 120 ans. Je ne crains donc pas trop un brusque arrêt de publication du jour au lendemain!
Les moins
Il y en a peu pour moi, je suis une convaincue!
- Encore une fois je trouve la police d'écriture pas très lisible;
-
Si j'apprécie beaucoup le style rédactionnel, je trouve quand même
qu'il est un peu "figé". On retrouve les mêmes rubriques avec le même
canevas dans chaque numéro... On ne trouve jamais, par exemple,
d'interviews rédigées simplement sous la forme "Question-Réponse".
-
J'ai lu une seule fois la version française du magazine et je n'ai
vraiment pas aimé. On y retrouve pas du tout cette ambiance
"explorateurs", les sujets ne sont pas traités en profondeurs...
-
Les publicités et offres d'autres annonceurs que l'on reçoit lorsqu'on
est abonné et le quasi-harcèlement du renouvellement d'abonnement plus
de 6 mois avant son expiration.
- Parfois, j'avoue, je suis
lassée des articles sur les primates (quasi un numéro sur deux, alors
qu'il y a plein d'autres animaux intéressants dont on peut parler) et
sur le Proche et Moyen-Orient (mais bon, c'est un magazine
américain...).
Infos
Prix
en librairie: assez cher, si je me souviens bien, on approche des 7 €.
Si on le lit régulièrement, ça vaut vraiment la peine de prendre
l'abonnement: il y a régulièrement des offres super intéressantes. La
première année, j'ai payé 25 € pour 12 numéros... Faites le compte!
Cette année, je pense que j'ai payé plus ou moins 40 €.
Le site du National Geographic
21 octobre 2008
En musique...
Une nouvelle contamination "taguesque" circule sur la blogosphère et j'ai été "infectée" par Keisha! On s'éloigne un peu de l'univers littéraire ici puisqu'il s'agit de choisir 5 chansons qui vous ressemblent, d'en faire une play-list, d'y ajouter votre chanson préférée entre toutes et... de contaminer 5 autres personnes (sinon c'est moins drôle évidemment!).
5 chansons qui me ressemblent... A priori c'est assez facile pour une musicienne-auteur-compositeur. Mais comme je n'ai aucun enregistrement sous la main qui soit suffisamment récent pour me correspondre tout à fait aujourd'hui, je vous propose 5 chansons qui m'inspirent et que j'écoute volontiers comme "bande originale" de mes lectures.
Vous pouvez cliquer sur chaque titre pour écouter l'écouter ou tout écouter via ma play-list.
Omnia, Morrigan
On commence tranquillement à la harpe celtique, on enchaîne avec de la flûte et des voix et... on termine avec un chant barbare païen. Idéal pour lire le récit d'une grande bataille fantasy!
Tchaïkovsky, Casse-Noisette, Dance of the Fairy (quelqu'un connaît le titre en français?)
Pour son côté féerique et gai à la fois, son ambiance mystérieuse de contes de fée...
Daemonia Nymphe, Dance of the Satyrs
Avec des instruments antiques qu'ils ont récréés, les membres de Daemonia Nymphe proposent une musique qui s'enracine dans la mythologie grecque.
Pour son côté mystique et magique incomparable (oui j'aime ce qui est mystique, comme vous le remarquerez)...
Louisa John Krol, The Seagiant
Parce qu'elle est magique et que c'est une amie... Elle a écrit cette chanson pour son premier amour, pendant son adolescence.
My favourite ever...
Parfaite alchimie entre folk, rock et spiritualité.
A leur tour
PJ (avec un blog consacré à la musique il ne peut pas y échapper), Caroline (en souvenir des cassettes audio échangées, Manu (parce que je ne l'ai pas encore taguée), La Liseuse (parce que je suis curieuse de connaître ses goûts), Constance 36 (idem).
20 octobre 2008
Le Silence du Rossignol
Titre Le Clan des Otori, tome I, Le Silence du Rossignol
Auteur Lian Hearn
Genre Fantasy / Jeunesse
Publication 2002
Pages 370 (poche)
Mon évaluation **** (j'hésite entre 3 et 4)
En résumé
L'histoire se passe dans un monde médiéval japonisant. Tomasu, un jeune adolescent, grandit au sein d'une communauté pacifique adorant un dieu unique et dont les membres sont appelés les "Invisibles". Un soir, revenant d'une escapade dans la montagne, Tomasu découvre avec horreur que son village a été ravagé et ses habitants massacrés par les armées du seigneur de Tohan. Parvenu à échapper de justesse aux guerriers Tohan après avoir humilié leur chef en le faisant tomber de cheval, Tomasu est recueilli par le seigneur Otori, un opposant au régime Tohan. Sous sa protection, Tomasu sera rebaptisé Takeo, instruit et élevé aux arts du combats. Il apprendra également à développer les étranges capacités qu'il découvre posséder... jusqu'au jour de la vengeance.
Mon avis
J'ai découvert cette série grâce à une amie qui m'a offert les deux premiers tomes pour mon anniversaire (merci Aurélie!). Elle était vraiment enthousiasmée par "Le Clan des Otori" et était impatiente de me le faire découvrir.
Un peu perplexe au début (il y avait quelque chose dans le style qui me gênait, sans que je parvienne à définir quoi), je me suis petit à petit laissée séduire par l'univers original de Lian Hearn et ses personnages. C'est la première fois que je lisais un roman de fantasy qui se déroule dans un cadre inspiré par le Japon médiéval. Personnellement, je ne connais pas d'autre série fantasy qui s'inspire des cultures asiatiques (si vous en connaissez, renseignez-les moi!)
L'histoire, si elle est prenante, peut parfois paraître un peu "naïve": les personnages tombent amoureux au premier regard, se révèlent tout à coup des héros en puissance, sont prêts à mettre fin à leur jour à tout instant au nom de l'honneur ou de l'amour... Au début de ma lecture, le manque de crédibilité me gênait. Jusqu'à ce que je réalise, en discutant avec mon copain, qu'il s'agissait peut-être d'un parti pris de l'auteur. Littéralement amoureuse de la culture japonaise, Lian Hearn, une Australienne, a peut-être voulu rendre cet aspect terriblement romantique et dramatique de l'imaginaire nippon. Sans oublier que le livre est paru dans des collections "jeunesse" et s'adresse donc à la base à un public adolescent.
Quand j'ai pu dépasser ce sentiment d'incrédulité, l'intrigue m'a soudainement "accrochée" aux pages de mon livre. Plus moyen de le reposer avant d'atteindre la dernière page! En définitive, j'ai réellement apprécié les instants d'évasion et d'aventure proposés par Lian Hearn et je me plongerai avec plaisir dans les tomes suivants (il y en a 5 en tout dont 1 tome qui raconte les prémices de la série et se déroule avant "Le Silence du Rossignol")!
En savoir plus
Le site officiel "Gallimard Jeunesse" de la série
Bon à savoir
Apparemment, Universal a acheté les droits de la série... Bientôt un film?



