Le signet

Le blog d'une bibliovore qui s'assume: mes coups de coeur, déceptions, découvertes, aventures, rêves et cauchemars littéraires!

12 septembre 2008

Rencontre avec Maurice Hembise

A 47 ans, Maurice Hembise est l'auteur de 5 romans, dont "Pixels Colorés", chroniqué sur ce blog il y a quelques semaines.

S'il aime inventer des histoires depuis son plus jeune âge, ce n'est que depuis 3 ans que Maurice Hembise publie ses écrits. De la science-fiction à la comédie sentimentale, cet écrivain belge ne se sent lié à aucun style et aime varier les genres selon son humeur.

Rencontre avec un auteur belge sympathique et très proche de ses lecteurs.


Être écrivain...

pixelscolores

Le Signet: J'ai lu sur le net qu'après avoir envoyé vos premiers manuscrits à des éditeurs, vous aviez fait machine arrière devant les premières propositions, doutant de vos capacités. Qu'en est-il aujourd'hui alors que votre 5ème roman, "Pixels Colorés", a été publié cette année aux éditions Memogrames? Avez-vous toujours des doutes sur vos compétences d'écrivain ou avez-vous gagné en confiance?

Maurice Hembise: J’avais à l’époque 23 ans. Sans aucun doute, j’aimais écrire. Cependant, quand je me relisais, il me semblait que mes textes n’étaient pas assez mûrs. Évidemment, je doutais de moi. Cela a duré longtemps. Trop longtemps, je crois. Aujourd’hui, à chaque nouvelle parution, il persiste, non pas un doute, mais une sorte de trac. Je suis pourtant beaucoup plus à l’aise car maintenant, j’ai une longue expérience d’écriture, des romans derrière moi, des lecteurs fidèles. Ce sont surtout eux qui me donnent confiance en mes capacités de romancier.

L.S.: Comment vous organisez-vous pour mener de front une carrière d'écrivain, la vie de famille et vos occupations professionnelles? Quand écrivez-vous?

M.H.: J’ai réduit d’un cinquième mes occupations professionnelles qui ne me bottent guère. Les fins de mois sont difficiles. Ce n’est pas mes romans qui me rapportent de l’argent. Pourtant, je suis plus heureux. Ma vie de famille est particulière. Je crois qu’elle ne manque de rien sauf parfois de ma présence. On me dit un peu bohème. J’écris dans tout lieu, n’importe quand. Pourtant, c’est la nuit qui est ma plus grande complice. Elle et moi, nous mettons sur papier mon inspiration. Je dors très peu.

L.S.: C'est difficile d'être écrivain en Belgique?

M.H.: Je ne peux pas parler pour les autres. Pour moi, il n’est pas difficile d’être romancier. Il est difficile d’être édité, de se faire diffuser, d’obtenir de la publicité. Je crois que les personnes qui ont quelques relations dans le domaine ont plus facile à obtenir tout cela. Elles ont donc plus de chance de réussir qu’un individu comme moi qui ne vient de nulle part. De toute façon, rien ne m’empêchera jamais d’écrire.

A propos de "Pixels Colorés"

L.S.: Comment vous est venue l'idée d'aborder ce thème sensible? Avez-vous vécu une expérience personnelle similaire?

M.H.: Je n’ai pas connu personnellement d’expérience similaire. Ce thème m’est venu à l’esprit de lui-même. Il a fait couler et continuera à faire couler beaucoup d’encre. Accusations, offenses, condamnations, culpabilités, loi du talion, moqueries, rancunes remplissent des milliers de pages. L’agression, quelle que soit sa forme et son origine, n’a jamais été le meilleur moyen de dénoncer sereinement un problème social. J’ai donc trouvé nécessaire d’aborder ce sujet en l’évoquant par une comédie sociale et sentimentale (...).

L.S.:  J'imagine que tout le monde vous pose cette question mais je vous la pose quand même! En préambule, vous écrivez: "Dans ce livre, il y a un mot que je me suis refusé à écrire. Ce mot trop facile, ce mot qu'on jette avec haine à la figure des gens, vous le devinerez sans difficulté." Pourquoi ce choix?

M.H.: Certains mots sont des détonateurs. Le thème de mon livre est explosif. Je refuse d’unir les deux. Ma démarche n’est pas une démarche de guerre mais de paix. Je démontre qu’après un certain temps de rejet de l’autre, il est encore possible d’aller vers lui et même d’en être étonné. Aucun groupe humain ne peut se prévaloir d’une supériorité quelconque.

L.S.: Face à la sensibilité du thème abordé, avez-vous eu des difficultés à rédiger certains passages du livre? A trouver les mots justes?

M.H.: En me relisant, j’ai modifié certains passages qui me paraissaient en désaccord avec l’idée de paix.

Perspectives

L.S.: Avez-vous un sixième roman en préparation? Pouvez-vous déjà nous en dire quelque chose?

M.H.: Mon sixième roman est complètement terminé. Il est chez l’éditeur Memograme pour lecture. Son titre  "Mari fidèle ou infidèle ?" en dit déjà beaucoup sur son contenu désopilant, burlesque, déjanté. Il est réservé aux adultes (j'en écrirai d’autres pour ados et adultes prochainement). En préambule du livre on trouvera : "J’aurais pu écrire ce livre avec plus de pudeur mais alors, ce serait mentir car la vie est par essence impudique. J’ai donc cherché à rester le plus décent possible." Ceci ne doit pas vous faire peur! Il faut lire le livre absolument. Il vous apportera du plaisir, des réflexions et peut-être des réponses.


A bon entendeur!

Posté par Keltia3 à 15:05 - Interviews - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

  • préjuger

    bonjour, impossible de ce défaire de ce sentiment. j'ai retrouver en vous lisant,mes qlq années vécues avec mon second mari. peintre guy depauw. cet amour particulier qu'on les artistes,ils sont tjs amoreux de ce qu'il regarde,il cherche l'inspiration en observant les gens avec beaucoup d'intensiter. ce qui fascine automatiquement les gens et surtout les femmes. Ce michel me fait beaucoup penser a guy. aimer la sdf pour ce qu'il voit en elle et ce défendre devant marcel de tout autre sentiments,qui lui d'ailleurs fonctione a merveille ds ce clicher des préjuger,il ne peux pas comprendre comment on peux être ami() avec une femme, la doucher etc... et ne pas vouloir que sa femme entre;etc...

    Posté par annie, 22 mars 2009 à 11:07
  • préjuger

    passons, nicole ne pourrais jamais comprendre l'attitude de son mari. elle ne saura donc jamais a quel point il l'aime. sa fidéliter est exemplaire. qd a son fils et sa fiancée, le sujet est aussi ds les préjuger. Ce n'est pas un hasard si je vous ai rencontre a la foire du livre et que je vous ai acheter le livre, merci et bonne continuation pour vos autres livres.

    Posté par annie, 22 mars 2009 à 11:15
  • Bonjour Annie et merci pour votre commentaire! Je précise que ce blog n'est pas celui de Maurice Hembise mais d'une passionnée de lecture, moi , qui partage ses expériences littéraires.

    Posté par Keltia, 22 mars 2009 à 15:42

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